Jeunesse dans le monde : le chômage progresse, l’emploi décent recule
13 août, parUne bombe à retardement qui explosera si rien ne change
20 novembre 2020, par

Même si cela se retrouve à chaque fois que l’Etat est discrédité par les Réunionnais, qu’il s’agisse ces dernières années des Gilets Jaunes ou du COSPAR par exemple, force est de constater que, depuis le début de la crise COVID, les relents paternalistes et coloniaux se font de plus en plus marquants.
Cela est tout d’abord explicable par les intervenants des institutions qui sont sélectionnés pour s’adresser à nous dans cette situation de crise.
En l’occurrence, nous avons en permanence, ce qui est logique pour un Etat effectuant une néo-colonisation de notre territoire, à des intervenants blancs, français, des zoreys donc.
Cette situation est malheureusement logique, et représente bien le fait que les Réunionnais, à cause d’un Etat néo-colonisateur peinent à accéder aux plus hautes responsabilités dans notre pays.
Mais si les intervenants renvoient par ce fait une image déjà colonisatrice qu’ils pourraient tenter d’atténuer, la situation est aggravée par le fond et la forme de leurs interventions.
Prenons ainsi les prises de parole des représentants de l’ARS, qui ont lieu plusieurs fois par semaine, et celle du préfet de vendredi dernier
Pour l’ARS, alors que nous pourrions avoir un point de vue objectif sur la situation sanitaire de l’île - ce qui est demandé par la population - nous avons à la place une personne nous menaçant à chaque fois de sanctions de plus en plus importantes car nous ne respecterions pas les consignes édictées, et s’adressant à nous tels à des enfants ayant fait des bêtises. Un ton paternaliste donc, et qui n’est semble-t ’il pas efficace au vu de la diffusion du virus.
Ce côté paternaliste et colonial s’est retrouvé clairement accentué avec l’intervention du préfet vendredi dernier, qui, non content de nous menacer, nous condamne pour notre irresponsabilité individuelle.
On passera sur le fait qu’un haut représentant de l’Etat mette la faute sur les individualités de la propagation du COVID-19, alors même qu’il s’agit de la responsabilité de l’Etat de fermer l’aéroport par exemple ou encore de choisir de financer notre système de santé à hauteur des besoins nécessaires.
Là où l’on voit déjà que le fond du discours pose problème, la forme aggrave encore plus ces relents coloniaux et paternalistes.
En effet, quelle est l’utilité d’avoir fait un direct à 19h, en fin de semaine, si ce n’est pour se faire passer pour un père la menace, qui peut par son pouvoir patriarcal asseoir son autorité sur l’ensemble du peuple-enfant qu’il « gouverne » ?
Et enfin, quelle est l’utilité d’évoquer le mécontentement du ministre, si ce n’est pour nous montrer la légitimité de son action validée par le représentant des « petits peuples » colonisés et néo-colonisés, dont on rappellera le mépris de la part de nos gouvernants d’avoir nommé quelqu’un censé nous représenter non-issu de l’un de nos pays respectifs ?
Ainsi, le fond comme la forme des discours du préfet et des représentants de l’ARS nous montrent bien que l’Etat patriarcal et donc néocolonial n’est pas mort et a tendance à réapparaître sous sa forme la plus détestable lorsque l’Etat est discrédité dans son action. A nous de dénoncer leurs propos et de lutter pour la fin de cette situation néocoloniale qui n’a que trop duré.
Mathieu Raffini
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Messages
23 novembre 2020, 15:00, par Lavalette B
On ne peut qu’être d’accord ! Depuis 20 ans à la Réunion, après 16 ans passés au sein d’une administration, j’ai pu constater de l’intérieur la situation et les dégâts causés sur la population et son environnement par cette politique du profit exclusivement dirigée vers les plus fortunés et les "mieux " placés dans l’échelle sociale.
La Réunion peut compter ses plaies :
la crise du Chikungunya (1) avait révélé les incompétences ; rien n’a changé face à la Dengue (2) et tout s’aggrave encore avec la Covid (3) ! La crise requin (4) ... quelle sabordage quand on sait que moins de 5 ans avant l’Europe avait financé des bassins d’aquaculture en baie de Saint Paul...de quoi attirer toutes sortes de requins en effet ! les grands chantiers (5) dont la gestion est sujette à caution (voire détournement) et qui n’ont même pas permis de sortir du chômage de masse ...Le non respect des règles en matière de construction, de gestion de l’environnement, de gestion des eaux...On n’est pas loin des 7 plaies d’Egypte !
23 novembre 2020, 19:31, par Arthur
Et le TER péi "Ste Rose-St Joseph", c’est pour quand ? Comme l’autonomie énergétique avec l’exploitation des énergies renouvelables, qui sont par définition : gratuite, locales, inépuisables ? Que l’on ne se chamaille pas pour savoir qui fournira le plus entre la géothermie, la houle, le soleil et le vent, qu’importe. Le plus urgent, c’est de le faire, ne plus importer, donc déjà de polluer pour acheminer jusqu’ici puis de bruler, c’est leur destiné, le chabon et le fioul qui eux ne sont pas renouvelables, ni inépuisables, "quand il n’y en aura plus, il y n’y en aura plus, fini pour l’éternité", voilà donc une bonne idée de politique qui vise le long terme, les jeunes, les futurs bébés qui risqueront à juste raison, d’avoir tout consommé, brulé vendu pour le profit immédiat, sans aucune conscience pour le futur, leur présent à venir, aie aie aie, ça commence à chauffer, Arthur.