Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
23 février 2011, par

15 mois. Il y a près de 15 mois, dans le sillage de l’effondrement de l’ARAST, quelques naïfs et de nombreux manipulateurs s’emparaient de la
légitime colère des travailleuses de l’association en faillite, et s’employaient à la retourner contre la direction de l’Assemblée départementale.
Grands gagnants de cette manœuvre : les anciens dirigeants qui, de manière surréaliste, n’apparurent jamais au-devant de la scène, ne serait-ce que pour expliquer la chute d’une structure qui comptait plus de 1.200 employés.
Autre bénéficiaire de ces jeux en coulisse : l’AGS, organisme censé verser aux travailleuses brutalement privées d’emploi. Invoquant l’octroi à ces dernières, par le Conseil général, de CDD destinés à faire face à l’urgence, l’AGS fit savoir qu’elle ne paierait pas leur dû aux employées.
À ses yeux, il y avait "reprise" d’activité : son représentant, M. Marimoutou, déclara donc ne rien devoir à personne. Au contribuable, selon lui, de payer.
Valérie Bénard, ancienne cadre de l’association en accointance avec l’UMP emmenant tous les jours les ex-ARAST devant le Conseil général (et devant les caméras ), l’AGS savait bien qu’elle aurait les mains libres... et qu’elle pourrait garder les poches pleines, tant que l’affaire resterait entre des mains politiciennes.
Bilan : 12 millions ont été économisé aux dépens des travailleuses ; Valérie Bénard y a gagné un poste de vice-présidente de la Région ; le règlement de la question gêné par les polémiques politiques, les employées de l’ARAST ont été livrées aux lois du marché. Celles qui ont suivi Mme Bénard et ses naïfs accompagnateurs n’ont rien, alors que bon nombre de leurs collègues ont retrouvé un emploi.
L’efficacité de la tromperie des manipulateurs et de l’acharnement des naïfs ont leurs limites : après tant de temps et d’énergie perdus, les ex-ARAST sont de plus en plus nombreuses à se retourner contre l’AGS. Avant-hier, le Tribunal des prud’hommes a réaffirmé le droit de quelque 300 salariées à toucher leurs indemnités... et a en l’espèce mis le Conseil général hors de cause.
L’AGS paiera-t-elle sans discuter, sans rechercher de nouveaux moyens de procédures pour contourner, une fois encore, ses obligations ? Rien n’est moins sûr : depuis le départ, M. Marimoutou n’a pas dévié de sa ligne "dure". Souhaitons qu’il comprenne enfin l’inhumanité de cet acharnement. Payez les travailleuses, M. Marimoutou.
G.G.-L.
Nos peines
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