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30 septembre 2017, par

La préfète des TAAF a annoncé hier la répartition des quotas de pêche de légine. C’est une espèce fragile, aussi la décision se base sur une recommandation du Museum d’histoire naturelle à Paris. Pour cette année, les armateurs pourront pêcher jusqu’à 6150 tonnes de légine, soit une baisse de 200 tonnes par rapport à l’année précédente.
7 sociétés pourront exploiter cette ressource. Ce poisson est très recherché au Japon notamment. C’est une des principales exportations à La Réunion. Le prix de vente au détail de ce poisson dans notre île est près de 10 fois supérieur aux autres. Cela donne une idée du bénéfice qui peut en être tiré eu égard à sa rareté. Ceci explique pourquoi outre les armateurs traditionnels, un nouvel acteur avait fait son apparition au début des années 2000 : Pêche Avenir. Sa particularité était sa proximité avec Jean-Paul Virapoullé, alors sénateur proche du gouvernement qui était en place. À l’époque, une polémique avait éclaté au sujet de l’attribution d’un quota de légine à cette société. Force est de constater qu’aujourd’hui, Pêche Avenir est intégrée dans ce commerce. Dans l’attribution des derniers quotas, le bateau armé par Réunion Pêche Avenir a droit à un quota qui se rapproche de celui d’un navire de la SAPMER.
Depuis l’an dernier, une autre société a fait son apparition sur ce marché déjà encombré : Réunion Pêche Australe. Son dirigeant a fait entrer des pêcheurs artisanaux dans le capital. L’an dernier, Réunion Pêche Australe avait eu droit à un quota de 100 tonnes. Cette année, la première vague d’attribution n’avait pas concerné Réunion Pêche Australe. La société a alors sensibilisé le monde politique et elle a reçu le soutien des parlementaires, en particulier parce que des pêcheurs artisanaux ont des actions dans Réunion Pêche Australe. Finalement, cette société voit son quota reconduit cette année à une condition : « la licence de pêche correspondant à ce quota sera attribuée à RPA lorsque celui-ci aura démontré sa qualité d’armateur, en conformité également avec le jugement du tribunal administratif de Saint-Denis » (en date du 28 septembre 2017 – NDLR).
La pression sur une ressource naturelle a conduit à une diminution du tonnage des autorisations de pêche. Les 6 armateurs implantés avant 2016 devront donc se partager 6050 tonnes de légine au lieu de 6250 tonnes. À cela s’ajoute les prélèvements non comptabilisés, car effectués par des navires qui pêchent sans autorisation et qui déchargent leur cargaison dans des ports extérieurs à La Réunion. Certains de ces « bateaux pirates » se font prendre, mais d’autres passent au travers des mailles du filet. Cela diminue d’autant une richesse limitée.
La pêche à la légine est donc un cas typique du conflit d’intérêt entre la protection de l’environnement et la course aux profits. La position de l’État vise à concilier les deux. Mais est-ce tenable sur le long terme ?
J.B.
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Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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