Edito

Perte de liberté : la fin de Hong Kong ?

Bertrand Ancelly / 6 août 2020

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L’intégration des économies d’Asie et du Pacifique participe à la construction d’une alternative au système international mis en place par les dirigeants occidentaux à la fin de la Seconde guerre mondiale.

Pékin a adopté sa loi sur la sécurité nationale au petit matin et elle est entrée en vigueur le soir même. Les libertés ont été drastiquement réduites sur l’archipel.
C’est un grand séisme depuis la rétrocession à la Chine en 1997. Elle remet entièrement en question le principe d’un pays, deux systèmes, qui était censé garantir une certaine autonomie jusqu’en 2047. Les Hongkongais voient l’ensemble de leurs horizons modifiés. Eux qui avaient l’habitude de la liberté de presse, d’expression, voient tout ça s’envoler.

Le 1er juillet 2020, plusieurs manifestants ont pris d’assaut l’assemblée de Hong Kong pour montrer leur mécontentement.
Depuis l’adoption de cette loi liberticide, les manifestants attrapés risquent gros. Scandé des slogans pro-indépendance peut entraîner une condamnation à trois ans de prison. Vandalisé des transports en commun peut être qualifié d’acte terroriste et une condamnation prononcée. Pire encore, les nouvelles personnes arrêtées, devront passer par le tout nouveau bureau de sécurité régis par Pékin. Ces derniers pourront être jugés en Chine continentale, sous un système judiciaire différent.

La crainte majeure est qu’il n’y ait plus aucune liberté d’expression et que la moindre critique contre le gouvernement puisse être considérée comme un acte de rébellion et donc donnant lieu a de l’emprisonnement.
Pékin pourra désormais déployer les membres de la police secrète chinoise qui pourront extrader certaines personnes qui ont commis des délits selon la nouvelle loi.

Bertrand Ancelly