Edito

Plus d’aéroport à Notre-Dame des Landes : plus de carrière pour la NRL ?

J.B. / 18 janvier 2018

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À l’issue du Conseil des ministres, le Premier ministre a annoncé l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes. Cet équipement devait remplacer celui de Nantes et devenir la plate-forme aéroportuaire de l’Ouest de la France. Le gouvernement a donc choisi d’arrêter un chantier qui suscitait une vive opposition de la part des défenseurs de l’environnement et des riverains. L’État indemnisera le concessionnaire, la société Vinci.

Cette décision est un espoir pour ceux qui militent contre l’ouverture de nouvelles carrières à La Réunion. Ces dernières sont prévues pour alimenter en matériaux le chantier de la route en mer. En effet, les promoteurs de la soi-disant NRL, ou nouvelle route du littoral, ont lancé le chantier sans avoir les matériaux à disposition pour le mener à bien. Ils ont donc demandé à l’État l’ouverture de nouvelles carrières. Ce dernier a donné suite à cette demande. La population concernée s’est donc levée contre des projets qui constituent une menace pour la santé, l’économie et l’environnement.

L’abandon de l’aéroport de Notre-Dame des Landes montre que ce gouvernement a donc pris le temps d’examiner les hypothèses, et a fini par trancher dans le sens de la protection de l’environnement. Gageons qu’à La Réunion il fasse preuve de la même sagesse et stoppe tout projet d’ouverture de carrières supplémentaires à La Réunion.

J.B.



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Messages






  • Bon courage à tou.te.s ceux et celles qui luttent contre les carrières à la Réunion. Ce qui a été décisif pour Notre-Dame-des-Landes, ce n’est pas la sagesse de l’État mais bien évidement le rapport de force construit par les opposant.e.s.

    Seule la lutte paie !

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  • Le chantier de la nouvelle route du littoral est déjà à moitié réalisé , et ce serait vraiment jeter des milliards à la mer que de vouloir l’arrêter maintenant . Mais cela ne veut pas dire qu’il faut le laisser se dérouler comme prévu si on peut encore changer certaines choses sur la partie des travaux qui reste à réaliser , notamment sur la partie digue .

    Comme cette digue ne peut être construite sans l’exploitation de carrière , on peut bien entendu demander la fermeture des carrières , mais si ces carrières sont utiles par ailleurs aux autres chantiers de la Réunion, ce serait vraiment dommage de les fermer pour empêcher la construction de la digue prévue pour la nouvelle route . Lorsque une carrière est nuisible à la population on peut trouver un autre site plus favorable ou prendre des dispositions pour protéger les riverains .

    Ce qui pose problème avec la Digue prévue entre la grande chaloupe et la possession ce n’est pas l’exploitation d’une carrière , c’est surtout le fait que l’on construit un ouvrage très coûteux sur la mer et que ce faisant on met une épée de Damoclès sur la tête des réunionnais car lorsque les éléments se déchainent ils peuvent tout détruire , .pour régler ce problème il n’est pas nécessaire de faire fermer les carrières , mais il faut seulement demander de remplacer la partie digue de la nouvelle route par autre chose qui ne nécessite pas l’exploitation des carrières , comme par exemple le creusement de deux tunnels , ou le passage sur le plateau entre la possession et la grande Chaloupe, ou encore la continuation du chantier par une prolongation du viaduc tel qu’il est réalisé entre saint Denis et la grande Chaloupe , mais certainement pas de faire venir les blocs de pierre nécessaires de Madagascar , de Maurice , de métropole ou d’ailleurs .

    Il faudra peut être arrêter le chantier pendant quelques temps pour modifier le dossier mais il n’est pas trop tard pour mieux faire sans que cela ne coûte plus cher .

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