Edito

Plus de 2900 morts à Porto-Rico à cause du cyclone Maria en 2017

J.B. / 13 octobre 2018

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Un cyclone a dévasté une partie de la Floride. L’ouragan Michael a laissé derrière lui au moins 11 morts, des blessés et des dégâts considérables. Même des trains ont été renversés par les rafales de vent. Ceci rappelle que même la première puissance économique n’est pas à l’abri des événements climatiques extrêmes et de leurs conséquences. Nombreuses sont les familles à avoir tout perdu. Ce seront les plus pauvres qui perdront le plus, ceux qui ont des biens et qui n’ont pas les moyens de les assurer.

Cette catastrophe intervient à peine un an après une autre qui avait touché une île tropicale faisant partie des États-Unis, Porto Rico. En septembre 2017, le cyclone Maria avait fait des dégâts considérables et le bilan définitif est tombé à la fin du mois d’août. Selon le gouverneur de ce territoire, l’ouragan a fait plus de 2.900 victimes directes et indirectes. Pour arriver à ce chiffre, les services de l’État ont comparé la mortalité observée entre septembre 2017 et février 2018 avec la moyenne habituellement enregistrée. Cette surmortalité a été attribuée aux effets du cyclone.

Ceci concerne particulièrement La Réunion, car tout comme Porto Rico, notre île est dans la zone intertropicale, et elle est administrativement rattachée à un des pays les plus riches du monde. Avant Maria, Porto-Rico n’avait pas connu cyclone aussi intense depuis 90 ans. Mais quand ce prédécesseur de Maria avait frappé cette île, elle était beaucoup moins peuplée et urbanisée. Les eaux de ruissellement n’avaient pas un terrain aussi favorable pour faire autant de dégâts qu’en 2017.

Ceci rappelle que le statut d’un pays n’arrête pas les effets d’un phénomène climatique extrême. L’urbanisation des pentes, du littoral et des anciennes ravines ne peuvent qu’amplifier les conséquences des cyclones. D’où l’importance d’un aménagement qui protège la population, ce qui passe par la fin des investissements dans les zones les plus exposées aux effets des cyclones, notamment le littoral.

J.B.