Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
3 novembre 2016, par

Le Conseil de la culture de l’éducation et de l’environnement a présenté le 30 octobre une étude sur une nouvelle graphie du créole. Cet événement est caractéristique d’une évolution des mentalités à La Réunion. En effet, le CCEE annonce que cette étude répond notamment à des sollicitations, dont celle du Rectorat.
Cela permet de mesurer le chemin parcouru depuis une époque où un vice-recteur de La Réunion déclarait qu’il fallait « fusiller le créole ». La répression subie par la langue maternelle des Réunionnais a fait d’importants dégâts. La place qu’elle occupe aujourd’hui ne va pas de soi, elle est le résultat de combats dans lesquels le PCR a joué un rôle important.
Ainsi à la fin des années 1960, Témoignages publiait des articles en créole à l’heure où cette langue était interdite sur les ondes. Cette lutte pour la reconnaissance du créole allait au-delà des communistes. Elle a réussi à imprégner la société réunionnaise. Aujourd’hui, plus personne n’oserait appeler à « fusiller le créole ».
C’est même le système éducatif qui sollicite aujourd’hui le système éducatif pour étudier une nouvelle écriture du créole. C’est donc la reconnaissance que le créole est une réalité que l’on ne peut remettre en cause, et qu’il faut donc valoriser.
C’est ce que confirment d’ailleurs les multiples initiatives de la Semaine créole.
Nos peines
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