Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
21 novembre 2013

Depuis la semaine dernière, c’est l’émotion dans les 24 communes. Lors de son audition au Sénat, le ministre des Outre-mer a annoncé que l’avenir de la filière canne pourrait passer par une réorientation.
De plus, interrogé par Paul Vergès sur la position du gouvernement vis-à-vis des planteurs qui s’interrogent sur la nécessité de replanter ou pas, le ministre a refusé de répondre, et a préféré vanter les mérites de la loi d’avenir de l’agriculture !
C’est la première fois qu’un membre d’un gouvernement fait entendre de tels propos. Ils ont créé une onde de choc. Le président de la CGPER estime que le ministre doit démissionner. Car il pense que le danger vient désormais du gouvernement, alors que son rôle doit être de tout faire pour empêcher la plus grave crise de l’agriculture réunionnaise.
Maintenant, la bataille est engagée, et le PCR a fait entendre clairement son point de vue au lendemain des propos de Victorin Lurel : il sera aux côtés des planteurs.
Mis à part le PCR, aucun parti n’est intervenu. Manifestement, ils ne s’intéressent pas au problème de la canne. C’est là que l’on constate la différence entre le PCR, un parti réunionnais, et les autres.
Car la bataille des planteurs est liée à celle des Réunionnais. Toutes les communes sont concernées par la production de ces agriculteurs. Dans 23 communes, il y a des exploitations agricoles qui livrent de la canne à sucre. Une seule commune n’a pas de plantation de cannes, c’est précisément sur son territoire que sont installés tous les équipements nécessaires au raffinage du sucre, et à son exportation.
3.800 livreurs de cannes donnent du travail à 15.000 personnes, rappelle la CGPER. Cela donne une idée de la catastrophe sociale que représenterait la fin de la canne. La Réunion a déjà connu la quasi-disparition du géranium ou du vétiver. Mais la différence, c’est que la canne à sucre est partout, et a un impact direct dans toutes les communes.
Depuis sa création, le PCR a toujours soutenu les batailles des planteurs. Il était avec les syndicats de la Charte, qui revendiquaient un renforcement de la filière et un meilleur partage des revenus. Il était aux côtés des planteurs qui se sont organisés pour contre-attaquer après la trahison des Accords de 1969.
Aujourd’hui, le PCR est avec les agriculteurs qui luttent pour ne pas être broyés par la mondialisation ultra-libérale. Car pour la première fois, le sucre produit dans notre île n’aura plus un accès garanti au marché européen. C’est une rupture historique. Il est possible de s’en sortir, à condition que tous les éléments soient mis sur la table.
J.B.
Nos peines
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