Edito

Pourquoi les 2 TV boycottent-elles le PCR ?

J.B. / 10 décembre 2018

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Ainsi le Président de la République Emmanuel Macron a décidé de se prononcer sur la crise et prendre des mesures d’urgence. Il était temps. Car, depuis le 17 novembre, cela fait 3 semaines que les manifestations paralysent tout. On verra s’il sera à la hauteur de ce jour symbolique de la célébration du 70e anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

En effet, le 10 décembre 1948, les 58 membres de l’assemblée des Nations Unies adoptent une déclaration universelle des droits humains à Paris. Souvent repris, l’article 1 indique : “Tous les êtres humains naissent libres égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité”. Le 70e anniversaire revêtait un éclat particulier. Hélas, il a été assombri par les conséquences de la politique de Macron.

En vertu de cet article, il devra d’abord tirer les leçons pour lui-même et s’excuser d’avoir attenté à la fraternité des citoyens dont il en a la charge. Jusque maintenant, il a toujours dit qu’il est le responsable de tout. Le peuple a retenu aussi les frasque de son épouse qui possède un statut digne de la monarchie. Elle use et abuse des finances publiques alors que le peuple souffre. Il devra expliquer par quels moyens il compte reconstruire “un esprit de fraternité”. Ensuite, il devra ordonner la fin des poursuites, la libération des détenus et l’amnistie générale pour les cas liés aux événements.

À première vue, il a décidé de ne pas démissionner puisqu’il rencontrera aujourd’hui les présidents d’association d’élus, les président du Sénat, de l’Assemblée Nationale et le CESE. Il a aussi rendez-vous avec 6 organisations de travailleurs et 3 du patronat. Ils auront pour tache de reconstruire le dialogue à la base avec les Gilets Jaunes. Les résultats devront être connus dans 3 mois et demi. Ces partenaires auront un rôle ingrat : ils n’accepteront pas que le Président se tire à bon compte en leur refilant “la patate chaude”.

A La Réunion, cela fait longtemps que le PCR appelle à une rencontre sans exclusive. Il a anticipé la crise sociale inéluctable, en avançant un cadre légitime : une version améliorée de la Conférence Territoriale de l’Action Publique (CTAP) élargie aux forces vives (associations, syndicats…). Le PCR a dit retrouvons-nous entre Réunionnais et arrêtons un projet global et cohérent. Le Comité Central tenu jeudi dernier a fait une déclaration au titre explicite : “Répondre d’urgence aux exigences sociales du peuple. Préparer l’avenir par la Conférence territoriale élargie”.

Serait-ce parce qu’il est le seul parti politique qui comprend la situation et propose des solutions concrètes qu’il est boycotté par les 2 chaînes de télévisions ? Il est ridicule de continuer à faire de l’anti-PCR.