Préférence aux exclus

1er septembre 2004

Depuis quelques semaines, le débat politique à La Réunion se focalise à nouveau sur le concept de la “préférence régionale” en matière d’emploi. Ces derniers jours, des personnalités aussi diverses que le préfet Gonthier Friedérici, le président Paul Vergès, le conseiller économique et social Georges-Marie Lépinay ou encore le militant associatif Alain Grondin se sont exprimés sur ce concept pour en montrer les faiblesses et les contradictions.
Mais les uns et les autres ont tenu à préciser - chacun à sa manière et selon son point de vue - que cela ne doit en rien occulter la gravité du problème de l’emploi à La Réunion et la nécessité de mettre en œuvre une politique globale respectant le droit du Réunionnais au travail. Une nécessité et une urgence - soit dit en passant - qu’aucun gouvernement, de gauche comme de droite, n’a pris en compte jusqu’à présent. Même lorsque les élus et socio-professionnels réunionnais ont émis des propositions efficaces et cohérentes, comme le Plan de développement actif.
Et hier matin, Pierre Vergès (notre photo) est intervenu longuement à ce sujet sur les ondes de Kanal océan Indien (KOI). Le vice-président du Conseil régional a notamment mis l’accent sur un point souvent oublié, en posant - avec raison - la question suivante : à quelle préférence ont droit les érémistes de La Réunion, les jeunes Réunionnais sans diplôme et sans formation, tous les exclus de notre société coupée en deux mondes ?

L. B.


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Témoignages - 82e année


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