Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
29 mai 2012, par

C’est aujourd’hui que la CGT doit remettre au gouvernement une liste de 46 entreprises qui se préparent à exécuter des plans de licenciements. Ce sont 45.000 travailleurs qui sont sous la menace de perdre leur emploi. Le syndicat indique que cette liste n’est pas exhaustive.
Ces 45.000 menaces de licenciement, c’est la première attaque contre le gouvernement.
En effet, la date choisie par les patrons pour lancer ces suppressions d’emplois ne doit rien au hasard. Car force est de constater que ces annonces surviennent après la défaite de Sarkozy à la présidentielle, et en pleine campagne des législatives. C’est ce que confirme à l’AFP le secrétaire de la CGT en charge de l’Industrie. La liste de 46 entreprises « montre que ce que l’on avait craint - c’est-à-dire qu’il y avait des consignes pour ne pas annoncer de plans sociaux avant la présidentielle - se vérifie ».
C’est donc une véritable bombe à retardement qu’une classe privilégiée par Sarkozy se prépare à faire exploser à la figure du gouvernement issu de l’élection présidentielle.
Ce sont donc des dizaines de milliers de travailleurs qui pourraient être les victimes de la soif de vengeance des battus du 6 mai. Car si ces patrons ont été capables de maintenir les emplois durant toute la campagne de la présidentielle, c’est bien qu’ils ont réussi à imaginer des solutions pour ne pas licencier durant cette période. Qui pourrait croire que toute cette ingéniosité se soit subitement évaporée à la suite d’un changement de président de la République ?
À La Réunion, il y a des candidats qui cautionnent cette politique et qui font campagne pour dire qu’il faut continuer avec la politique de Sarkozy. Le message de la population est clair, ils seront laminés les 10 et 17 juin, surtout à La Réunion où ils n’auront pas de député.
Mais dans notre île, il reste à clarifier la position de ceux qui disent qu’ils sont pour François Hollande, mais qui ont agi pour s’opposer aux projets soutenus par le président de la République. Car à l’échelle de notre île, les charrettes de licenciements provoquées par l’arrêt de la Rocade Sud, du tram-train, de l’hippodrome, du Pôle océan, du Zénith sont proportionnellement 10 fois plus importantes à celles qui se préparent en France. Ceux qui combattent l’emploi des Réunionnais combattent aussi le gouvernement.
J.B.
Nos peines
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