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30 janvier 2017, par

Lors de sa campagne électorale, Donald Trump avait mis l’accent sur deux mesures : la construction d’un mur à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, et l’interdiction d’entrée du territoire des États-Unis visant uniquement les personnes de religion musulmane.
Concernant le mur, il avait déclaré que le Mexique allait payer. Bien évidemment, le gouvernement mexicain refuse de financer une telle chose. Qu’à cela ne tienne, Donald Trump veut décréter une taxe supplémentaire de 20 % sur les produits importés du Mexique, afin que cette nouvelle recette soit affectée au financement du mur. Au final, ce seront donc les citoyens des Etats-Unis qui paieront si ce projet se poursuit.
Concernant l’entrée aux États-Unis de personnes de religion musulmane, un décret a déjà été signé avec application immédiate. Il interdit l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants d’Iran, d’Irak, du Yémen, de Somalie, du Soudan et de Libye pendant 90 jours, et des Syriens jusqu’à nouvel ordre. Les seules exceptions concernent les diplomates et les agents de l’ONU. Les conséquences sont déjà planétaires, car les compagnies aériennes sont sommées d’appliquer dès maintenant ces nouvelles règles. Des personnes pourtant munies d’un visa d’entrée aux États-Unis n’ont pas pu embarquer pour leur destination. Cela a notamment touché des vols Air France. Ce refus d’entrée s’applique aussi aux personnes qui avaient prévu de transiter par les États-Unis pour poursuivre leur voyage. Une centaine de passagers ont également été retenus par la police à leur entrée aux États-Unis. Elles avaient commencé à voyager avant la publication du décret.
Ces deux actes remettent en cause le principe de la libre-circulation des personnes. Bien entendu, Donald Trump ne remet pas en cause celui de la libre-circulation des capitaux. Pas étonnant de la part d’un milliardaire qui a été placé à la tête des États-Unis pour tenter de préserver les intérêts de sa classe qui voit l’évolution du monde avec inquiétude.
Préparons le 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès
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