Edito

Priorité à la protection de la population

J.B. / 6 décembre 2016

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Samedi dernier, La Réunion était en vigilance fortes pluies. Les précipitations les plus importantes ont été relevées dans l’Est avec plus de 400 millimètres en quelques heures. Cela a entraîné de graves perturbations dans la circulation à Saint-André. Il fallait plusieurs heures pour faire quelques kilomètres.

Cet épisode pluvieux replace la question de l’aménagement du territoire sur le devant de l’actualité. Fort heureusement, Saint-André n’a pas été touché par un cyclone, les dégâts auraient alors été bien plus importants.

La Réunion est une île montagneuse. C’est pourquoi la menace la plus importante vient de l’eau de ruissellement. Le passage de l’ouragan Matthew à Haiti a montré l’ampleur que peut atteindre ce genre de catastrophe. Notre île a déjà connu un précédent. C’était en 1948. Après le passage du cyclone, la ville de Saint-Leu a été transformé en un lit de rivière. Seules émergeaient quelques cases.

Les fortes pluies de samedi dernier ont illustré le retard pris à La Réunion dans l’aménagement du territoire. La population paie les dégâts de décision irréfléchies dans ce domaine. En effet, quand les concepteurs de la quatre voies de Saint-André ont lancé leur projet, ils étaient loin de se douter qu’un jour elle pouvait être inondée par de fortes pluies. Ce qui s’est passé samedi est un avertissement considérable. En effet, qui est capable aujourd’hui de connaître la hauteur de l’océan Indien dans quelques décennies ? Malgré cette incertitude, un projet de route en mer a été lancé. Il concentre l’essentiel des investissements. Combien les Réunionnais devront-ils payer ?