Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
19 octobre 2009, par

La semaine dernière, un ami syndicaliste nous a posé la question : « Qu’est-ce qu’on attend du 6 novembre ? » Rappelons d’abord que cette date est celle où le 1er Conseil interministériel de l’Outre-mer, présidé par le chef de l’État, annoncera les réponses du pouvoir aux peuples des quatre D.O.M. suite à leurs propositions pour résoudre leurs problèmes, émises dans le cadre des États-généraux de l’Outre-mer (ÉGOM).
À proprement parler, on n’« attend » rien car les Réunionnais ne sont ni des assistés ni des assimilés ; il convient donc mieux de dire que l’on « agit ». Et l’on agit afin que le 6 novembre, les décisions gouvernementales retiennent nos solutions pour qu’elles soient mises en œuvre dans le cadre d’un partenariat loyal et équitable, qui respecte les droits fondamentaux de nos peuples.
Dans cet esprit, contrairement à ce qu’écrit hier un journaliste du "Quotidien", l’essentiel n’est pas pour les Réunionnais « que l’élection régionale à venir privilégie la confrontation des idées à la mode des rassemblements à tout-va ». Le plus important et le plus urgent, pour les générations actuelles comme pour celles à venir, est de débattre démocratiquement entre nous et de nous entendre sur un projet réunionnais qui mette un terme au modèle dominant d’aujourd’hui.
C’est exactement ce qui s’est fait à la fin des ÉGOM, où les élus représentant une forte majorité de Réunionnais se sont unis autour d’un projet réunionnais, qui apporte une réponse globale et cohérente aux grands défis à relever. L’essentiel est donc là : plus nous serons nombreux à agir pour soutenir ce projet, mieux et plus vite il pourra être mis en œuvre.
De nombreux événements de la semaine dernière vont dans ce sens. Comme par exemple la rencontre de Paul Vergès avec des jeunes qui a conduit à l’annonce de l’Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi à La Réunion, les manifestations contre la misère, la réunion du Comité central du PCR avec de nombreux rendez-vous militants, l’hommage aux Zarboutan nout kiltir et la célébration de l’inscription du maloya au patrimoine mondial de l’humanité, etc…
Voilà pourquoi, comme dit la présidente du Conseil général, « nou lé fièr nout péi ». Et au lieu d’« attendre » quoi que ce soit, allons continuer à agir ensemble, toujours plus nombreux, pour changer les choses.
L. B.
Nos peines
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