Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
20 octobre 2010, par

Les « accords historiques », c’est comme les “Grenelle” et autres “grandes consultations” : à force de les multiplier pour ne rien faire, à force d’employer de grands mots pour accoucher de petites choses, on finira par leur ôter toute force… c’est-à-dire toute crédibilité.
L’actualité récente montre, à La Réunion et sur la scène internationale, que le label « historique » ne vaut plus grand-chose aux yeux de ceux qui l’invoquent. Prenons, par exemple, Didier Robert, de retour dans notre île après la “re-signature” des Accords de Matignon — déjà surnommés « Matignon – 1 » par les moucatages, parce qu’il compte un projet de moins que le protocole précédent.
En pleine conférence de presse, le Président de la Région n’a pas manqué de souligner l’importance « historique » du document qu’il a fini par rapporter de Paris, après une série d’annonces ratées.
Historique ? Rien que ça même. L’humilité n’est décidément pas le point fort de l’ancien maire du Tampon : il en convient d’ailleurs lui-même, lorsqu’il déclare presque en rougissant « avoir la faiblesse de croire » qu’il est un « fin négociateur ». C’est en ces termes que, sous les ors matignonesques, l’aurait loué un François Fillon tout sourire. Et pour cause ! En renonçant à la clause de révision prévue par l’Accord Vergès-Villepin de 2007, au profit d’un forfait de quelques dizaines de millions, le président de la Région Réunion a fait un bien beau cadeau au Premier ministre. Par les temps qui courent, cela ne doit pas lui arriver très souvent. Qui sait ? Peut-être a-t-il même trouvé que la volonté de se faire plumer exprimée par Didier Robert avait elle-même une dimension « historique ».
Moucatage, nous rétorquera-t-on. Peut-être. Néanmoins, on nous concèdera sans peine que qualifier d’« historique » un voyage en France où on tripote les accords signés par d’autres pour mettre sur des bus l’argent destiné à un train, et où on s’engage pour des travaux routiers dont on ne sait ni le coût, ni la difficulté, est passablement moucatable.
Didier Robert n’a d’ailleurs pas le monopole du procédé : hier, les ministres des Finances de l’Union européenne ont élaboré une nouvelle liste des punitions destinées aux membres de l’UE qui, demain, s’écarteraient de la sacro-sainte « discipline budgétaire ».
En clair : les États qui n’appliqueront pas vite fait la rigueur et les coupes qui appauvrissent les pauvres et enrichissent les riches devront en payer le prix. Rappelons-le : quand on dit « les États », cela veut dire les contribuables. Du moins, ceux qui ne bénéficient pas des exonérations, passe-droits et autres « boucliers » qui permettent à quelques autres de ne rien payer du tout, et même de gagner une petite monnaie avec le Trésor public.
Moralité : on va devoir mettre la main à la poche lorsque les entreprises et les gouvernements perdront leur argent et le nôtre. Et c’est cela, paraît-il, qui est « historique ».
G.G.-L.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture