Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
4 mars 2017, par

Les nombreuses visites ministérielles et les candidats à la présidentielle qui font étape à La Réunion ont souvent un point commun : vanter la richesse de l’apport des outre-mer à la France. Hier, Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, n’a pas dérogé à cette règle. Ainsi, pour le représentant du gouvernement, les outre-mer sont un formidable atout pour la France.
Cette affirmation se vérifie dans l’histoire. En effet, les décisions fondamentales concernant La Réunion ont été prises en fonction des intérêts de la France. Quand la France a eu besoin de café, La Réunion est devenue un des premiers producteurs mondiaux. Mais quand le pays qui était alors la métropole a pu trouver moins cher et moins loin du café, alors il s’est désintéressé de celui produit dans sa lointaine colonie.
Au début du 19e siècle, la France est chassée de Saint-Domingue par la révolte des esclaves. Ils fondent la République d’Haiti. L’exploitation de ce pays avait fait de lui le premier exportateur de sucre. Du jour au lendemain, la France était privée de cette ressource. C’est alors qu’il a été décidé que La Réunion allait contribuer à suppléer la perte de Saint-Domingue, car notre île est un terreau favorable à la canne à sucre.
Au cours du 19e siècle, le sucre de betteraves s’est développé en France, ce qui a rendu moins intéressant le sucre de canne. La première guerre mondiale a ruiné d’importantes régions betteravières en France. Là encore la France s’est tournée vers La Réunion pour qu’elle augmente sa production en sucre. Elle a donné des contingents aux usines, qui permettaient aux industriels d’avoir un débouché assuré pour un volume de production donné. Mais aujourd’hui, la France peut se passer du sucre réunionnais. Les progrès de l’industrie sucrière européenne, et l’ouverture du marché européen à la production d’autres exportateurs de sucre de canne suffit à répondre à ses besoins. Dans quelques mois, ce sera donc la fin des quotas sucriers.
Une autre richesse des outre-mer, c’est leur position stratégique. Les discours rappellent qu’avec cet atout, la France est la seconde puissance maritime mondiale.
La situation sociale de La Réunion montre le résultat de ses apports à la France : le chômage massif. Il est grand temps que La Réunion soit un atout pour elle-même. Le PCR revendique une collectivité unique dotée de larges responsabilités. Cette nouvelle gouvernance a pour but de donner les moyens aux Réunionnais d’être les bénéficiaires de la création de richesses dans leur pays.
J.B.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
In kozman pou la rout
Démographie, mondialisation de l‘économie et innovation technologique
Investissement de 424000 euros en partenariat avec les fonds européens gérés par la Région Réunion
Vingt-neuf pays ont signé jeudi à Shanghai un accord portant sur la création de l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence (…)
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)