Edito

Quand le Parti Communiste Chinois transforme le monde

Ary Yée Chong Tchi Kan / 3 octobre 2019

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Le 70e anniversaire de la République populaire de Chine coïncide avec le centenaire du Parti Communiste Chinois, fondé le 1er juillet 1921. Autant dire que les festivités qui ont débuté ce 1er octobre 2019 s’étaleront jusqu’au 1er juillet 2021. Les tentatives de Trump d’écorner la réussite spectaculaire de la Chine sont vouées à l’échec. Trop tard dirons-nous car la Chine transforme le monde à la vitesse de son train de containers lancé à Très Grande Vitesse (TGV-350 km/h). La Chine s’apprête à annoncer l’éradication la pauvreté avec 10 ans d’avance sur le calendrier de l’ONU. La Chine était un pays riche mais les Occidentaux et le Japon l’ont envahi et l’ont occupé. La création de l’Armée de Libération Nationale sous la direction du Parti Communiste Chinois avec Mao à sa tête triomphe le 1er Octobre 1949. La République Populaire de Chine est proclamé.

Selon Asialyst, “les travaux d’Angus Maddison, historien de l’économie, montrent que le poids de la Chine dans l’économie mondiale est resté central depuis l’époque romaine jusqu’au 19e siècle, avec un sommet en 1820, année où la Chine représente 36 % de l’économie mondiale”. En 1950, le PIB chinois ne représente plus que 4,6 % du PIB mondial et sa part dans le commerce mondial est inférieur à 1 %. Après la libération, en sept décennies, la Chine devient la deuxième économie du monde avec 19 % de PIB et le premier exportateur mondial. Les échanges extérieurs avaient atteint 49 % du PIB chinois en 2010. Le rattrapage est spectaculaire.

Cependant, le plus spectaculaire restera le discours du président chinois à Davos, le 17 janvier 2017. Ce jour-là, la Chine a pris la direction politique et idéologique de l’économie mondiale. En affirmant que la mondialisation est un phénomène historique irréversible, il a donné de l’assurance à un parterre de gens inquiets par les proclamations de Trump avant son investiture le 20 janvier 2017. A 3 jours d’intervalle, on assiste au basculement du monde. D’un côté, un président américain qui se replie sur lui-même allant jusqu’à vouloir ériger un mur sur sa frontière sud. De l’autre, un président chinois qui rassure et ouvre des perspectives.

Pour les communistes, c’est 9 mois plus tard au 19e Congrès que Xi Jinping donnera l’interprétation du rôle dirigeant du PCC sur toute la sphère de la société chinoise et les valeurs morales des membres et dirigeants. Comme pour donner l’exemple, sitôt élu, les 9 du Bureau Politique sont allés faire allégeance aux créateurs du PCC, à Shanghaï. Poings levés, ils ont proclamé la fidélité aux idéaux communistes et juré de toujours bien servir le peuple qui reste la référence suprême. Ils ont besoin de cohésion et d’unité pour aborder les changements en cours, sur le chemin du “grand renouveau de la nation chinoise”.

Après la victoire sur la pauvreté, l’analyse fait apparaître que
“bien que la principale contradiction sociale ait changé, notre affirmation sur la phase historique où se trouve le socialisme en Chine n’a pas changé : notre pays se trouve et se trouvera encore longtemps dans le stade primaire du socialisme, et cette réalité fondamentale n’a pas changé. La Chine demeure le plus grand pays en développement dans le monde, et ce statut n’a pas changé.”

Ainsi, le PCC transforme la Chine et le monde mais les dirigeants restent lucides sur les limites de leurs engagements car “le rêve du peuple chinois est étroitement lié aux rêves des autres peuples.”

Ary Y