Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
20 juin 2013, par

En moins de huit jours, 3 enfants âgés de quelques mois à peine et un de 4 ans ont fait parler d’eux. Ils auraient sûrement préféré l’anonymat, mais ils n’ont pas eu le choix. Ils ont été victimes d’acte de maltraitance d’origine parentale. Comment est-ce possible ?
Le 8 juin, Matis âgé de deux mois et demi a été battu par l’un de ses parents. Le tribunal a rendu un verdict qui accable la mère et relaxé le père. Le 15 juin, veille de la fête des Pères, un jeune bébé de 18 jours a eu le crâne fracassé et se trouve à l’hôpital dans un état préoccupant. Le père a été arrêté. Lundi 17 juin, un bébé de quatre mois est décédé de malaises crâniens qui pourraient provenir de coups. Les parents ont été mis en garde à vue prolongée. Hier, c’est le cas le plus sordide. Un garçon de quatre ans a été retrouvé décapité et brûlé. Le corps se trouvait dans un lieu où se trouvaient des chiens dangereux. Les gendarmes ont procédé à l’arrestation du père. La mère, en état de choc, a été hospitalisée.
Trois de ces enfants sont déjà morts et pour l’autre, le diagnostic vital est engagé. Ils ont tous un point commun : ils ont subi de graves violences. Dans tous les cas, ce sont les propres parents de ces enfants (pères, mères ou les deux) qui sont suspectés ou reconnus coupables. Les faits de violences sont tellement cruels que même un médecin a dit : « comment imaginer des coups sur un bébé de deux mois », pour se défendre de ne pas être intervenu plus tôt.
Tous ces faits sont marquants par leur rapprochement dans le temps : une semaine ! La liste des petits martyres est déjà longue et l’espoir qu’elle se clôt dans l’avenir est malheureusement nul. L’origine des actes résidents dans la colère excessive, l’exaspération à cause des cris d’un bébé, l’alcool, les drogues… Comment peut-on imaginer que l’on en soit arrivé à cette extrémité ? Comment des êtres humains ont-ils manqué à ce point de raison ? Comment juger ces faits et leurs auteurs ? Vu les éléments en présence, il sera très difficile de ne pas évoquer le poids de la société sur les comportements. Notre société est malade, gravement atteinte.
Quel remède à ce mal profond et d’ampleur inégalée ? Emprisonnement, répression, traitement psychiatrique, c’est nécessaire, bien évidemment, mais le pire est toujours à venir avec les cas potentiels. On guérira un malade qui aura déjà condamné la vie un enfant, mais comment empêcher les autres malades d’agir. N’est-il pas temps de réfléchir réellement au modèle de société dans laquelle nous évoluons ? Le Temps de panser les maux de la société pour espérer libérer les êtres qui la composent ?
(demain la suite)
J.B.
Nos peines
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