Edito

Que dire ?

Philippe Yee-Chong-Tchi-Kan / 3 août 2020

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Proposer un édito hebdomadaire constitue une activité un peu plus complexe que de simplement rédiger un texte d’opinion chaque semaine.

Il s’agit d’abord de forger et d’entretenir un certain style : personnel, cela permet au lecteur de reconnaître l’auteur et, dans le meilleur des cas, de le fidéliser. Il convient aussi de respecter un certain format : dans notre cas, entre 1500 et 2000 caractères, voire un tout petit peu plus mais pas beaucoup. Il faut surtout traiter d’un sujet qu’on pense pouvoir, au minimum, intéresser le lectorat habituel de la publication, et, au mieux, l’élargir.

On imagine aisément que la panne d’écriture, la fameuse solitude de l’auteur face à sa page blanche, puisse être provoquée par un manque d’inspiration à formuler quelque propos dignes d’intérêt sur l’actualité récente, présente ou à venir. Mais il arrive parfois que l’inverse soit tout aussi problématique.

En ce début de semaine, il y aurait tant à dire sur : le déclassement programmé de tous les pays européens des 10 premières puissances économiques mondiales ; le « talibangate », nouvelle fumeuse diversion internationale de la diplomatie états-unienne ; la prochaine élection législative partielle de la 2e circonscription à l’aune des élections municipales et communautaires passées et de celle des élections départementales et régionales à venir ; la perspective, pour la troisième fois dans l’histoire récente du PCR, du mépris des plus fidèles et des plus vaillants militants communistes, au motif d’une naïve mansuétude à l’égard de dirigeants auteurs de félonies impunies.

Finalement, nul doute que ces sujets trouveront écho dans les temps prochains.

Philippe Yée-Chong-Tchi-Kan