Edito

Que l’on soit gros ou petit…

David Gauvin / 28 mai 2020

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La crise sanitaire que nous vivons a créé un cataclysme économique. Il faut imaginer la situation de tous ceux qui ont perdu deux mois de chiffre d’affaires et qui se retrouvent sans rien.
Face à cette situation, c’est la valse des milliards, nous entendons et lisons tous les jours des annonces. On a le fonds de solidarité, le fonds de solidarité régional, le fonds de prévention des faillites, le fonds de solidarité de la caisse des indépendants...

Le tissu économique de l’île est composé à 90% de TPE PME, soit des entreprises de moins de 50 salariés, avec une très forte proportion d’entreprise de moins de 10 salariées. Dans des unités économiques de cette taille, avec un gérant investisseur, nous ne nous trouvons pas dans la situation du CAC 40 ou des entreprises multinationales, avec des patrons qui sont salariés de leurs actionnaires. Le gérant est au four et au moulin et ses revenus dépendent directement de l’activité générée par l’entreprise.
Et quelle surprise de voir qu’aucune aide n’est prévu pour les gérants d’entreprise, ni chômage partiel ni aide personnelle. Donc dans une TPE, les salariées peuvent avoir la garantie de leur salaire mais le gérant lui rien. Et pendant ce temps-là le gérant, il n’a ni facture à payer, ni enfant à nourrir, ni loyer ou crédit à payer.

Face à cette situation, le communiquant locataire de la Région s’agite beaucoup mais que fait-il en réalité. Les demandes d’aides régionales de mars ne sont toujours pas traitées, les sous-traitants de la « pyramide » subissent toujours des délais de paiement hors norme. Néanmoins, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. On voit les millions injectés chez Air Austral, Le Quotidien, le JIR ou Antenne Réunion…évidement que l’on soit gros ou que l’on soit petit….
Le cardinal de Richelieu disait que : « Les grands embrasements naissent de petites étincelles », et là nous n’avons pas des étincelles mais des flammes.

Nou artouv’

David Gauvin