Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
16 juillet 2015, par

Plus personne à La Réunion ignore le moustique tigre, cette bestiole zébrée vecteur du chikungunya. À la faveur de l’été, en France, on dénombre une vingtaine de départements infestés. Il y aurait même eu quelques cas de chikungunya. Un suivi Vigilance-Moustique a été mis en place pour tenter de répondre aux nombreuses questions que se posent les habitants et les pouvoirs publics. En lisant la presse française, l’une des questions se rapporte aux besoins en insecticide. Ici, on connaît bien cette affaire.
À La Réunion, ce débat n’a jamais été tranché. Dès l’apparition des infections, l’accent a été mis sur toutes sortes de produits chimiques imaginables. Le gouvernement a même envoyé l’armée pour bombarder notre pays d’insecticides. Les mots ne sont pas exagérés. Des milliers d’intervenants ont participé à l’opération. Les gens étaient priés de fermer portes et fenêtres pour éviter de respirer les produits. Cependant, les opérateurs militaires disposaient de masques. Habillés d’une combinaison blanche, ils étaient comme dans un film avec des extra-terrestres. La faune en a pris un sérieux coup.
Combien d’articles n’avions-nous pas consacré, à Témoignages, à propos de la lutte biologique au stade larvaire. Cela tombait sous le sens. En effet, nous avions à faire faire face à une mutation, c’est-à-dire à un phénomène réactif et durable qu’aucune puissance militaire ou financière ne peut éradiquer. Il faut s’adapter. Maintenant que la panique gagne la France, l’étendue n’a rien à voir avec notre minuscule espace de 2500 kilomètres carrés.
Par contre, La Réunion aurait pu devenir la base expérimentale avancée pour le monde entier. Pourquoi les pouvoirs publics et intellectuels n’ont-ils pas poussé a fonds la Recherche vers cette urgence ? Est-il trop tard ? Ce n’est pas les financements qui manquent dans notre pays, il faut savoir bien les orienter et ne pas perdre du temps car, les autres pays vont s’engouffrer dans la brèche et nous faire avaler (respirer) n’importe quelle pourriture chimique. Cela peut venir de France, vu la panique devant la propagation du moustique que certains humains croient pouvoir éradiquer.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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