Edito

Qui votera la confiance au gouvernement ?

J.B. / 3 juillet 2017

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Gel du point d’indice des fonctionnaires, plus de grands travaux, ce sont les premières réactions du pouvoir à l’annonce du dernier rapport de la Cour des comptes. Face à un déficit public plus important qu’annoncé, le gouvernement ne veut pas augmenter les impôts des ultra-riches qui s’enrichissent grâce à la crise. Il préfère réduire les dépenses publiques. C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron a décidé de convoquer le Congrès des députés et des sénateurs.

Cette réunion ne fait pas suite à un événement d’actualité exceptionnel comme les attentats de Paris en novembre 2015. Elle n’a pas non plus pour but de procéder à une révision de la Constitution. Les parlementaires sont convoqués à Versailles pour entendre un discours de politique générale du président de la République et qui ne donnera lieu à aucun débat et pas plus de vote. Le lendemain, le Premier ministre mettra la responsabilité du gouvernement en question à la suite de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. Cette fois, il y aura des explications de vote et un scrutin. Avec un groupe majoritaire à l’Assemblée nationale avec le parti LREM d’Emmanuel Macron, cette confiance sera acquise. Il sera intéressant d’observer les votes des députés qui vont décider de faire confiance au gouvernement, ou de se situer dans l’opposition.

Outre les réductions de dépenses publiques, le projet du gouvernement est de remettre en cause le Code du Travail. Il compte affaiblir considérablement les syndicats, rendre sans effet les conventions collectives ou encore généraliser un CDI où la rupture unilatérale par l’employeur sera considéré comme un licenciement pour cause personnelle. C’est un retour plus de 60 ans en arrière qui se prépare. Des députés de La Réunion seront-ils capables d’apporter leur soutien à une telle régression sociale ?