Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
16 février 2005

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Huit ans après l’adoption du texte destiné à réduire de 5,2% les émissions de gaz à effet de serre sur la période de 2008-2012 dans le monde pour lutter contre le réchauffement climatique, le protocole de Kyoto entre enfin en vigueur aujourd’hui.
Désormais, 12.000 sites industriels (dont 1.400 en France), qui représentent plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie européenne, seront sanctionnés d’une amende de 40 euros par tonne de carbone émise en trop.
Si l’on peut se féliciter de cette première avancée, il est navrant de constater que les États-Unis, pays qui émet à lui seul un quart du dioxyde de carbone mondial, refuse plus que jamais de se joindre au mouvement. Davantage de volonté politique en France permettrait aussi d’avancer plus vite, en donnant la priorité aux économies d’énergie, aux énergies sans carbone et au transport collectif non polluant. Mais la France est loin d’être aussi vertueuse que le prétendent ses dirigeants.
Si l’on veut éviter que la température de l’atmosphère se réchauffe de plus de deux degrés d’ici la fin du siècle, les scientifiques du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estiment qu’il faudrait réduire de plus de 50% les émissions de gaz à effet de serre. Le protocole de Kyoto n’est qu’un tout petit avant-goût de l’effort à fournir pour maîtriser le changement climatique.
Les intérêts économiques immédiats et particuliers supplanteront-ils l’intérêt mondial commun ? Ou peut-on espérer l’ouverture rapide de négociations internationales pour définir des engagements au-delà de 2012 ? L’avenir nous le dira, mais le changement de climat amorcé n’attendra pas le réveil tardif des pays riches pour préserver la planète de nos enfants.
S. L.
Nos peines
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