Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
28 août 2012, par

Le journal "Libération" a consacré un article à un petit ami que nous connaissons bien dans notre île : il s’appelle Aedes albopictus. Il nous avait rendu visite en 2006 et nous a déclaré la guerre. Résultat : plusieurs centaines de morts, des milliers de personnes tordues par la douleur, contraintes de prendre des congés forcés et une économie touristique exsangue. Souvenez-vous, le gouvernement nous avait envoyé des militaires pour tenter de déloger l’ami pour le moins indélicat.
Que n’avons-nous pas entendu sur le manque d’hygiène des Réunionnais, présentée de prime abord comme responsable de l’épidémie ? Le gouvernement nous avait même gratifiés d’un expert émérite en Aedes albopictus, venu tout droit des Antilles, pour nous entretenir des mêmes compliments. Puis, l’hiver arriva et notre hôte se calma.
Le Premier ministre de l’époque, Dominique Villepin, fit le déplacement à la tête d’une délégation pour réconforter la population et comprendre la situation. Des décisions ont été prises, notamment, l’installation des structures de recherche et de suivi. Dans ces moments de solidarité, personne n’a oublié les images et propos de familles entières qui avaient préféré sauter dans l’avion pour fuir vers la France.
Hélas, pour les intéressés, l’article cité ci-dessus souligne : « année après année, le moustique tigre, vecteur de maladies infectieuses comme la dengue ou le chikungunya, grignote l’Europe du Sud et le territoire français. Dernier département touché : le Lot-et-Garonne, passé en août en niveau 1 (sur une échelle de 0 à 6), c’est-à-dire avec moustique tigre « implanté et actif », mais sans cas d’infection humaine. Un classement qui fait suite à la confirmation de la découverte d’un spécimen fin mai. Jean-Baptiste Ferré, entomologiste à l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) du littoral Atlantique, décrypte les enjeux de la lutte contre le « tigre », heureusement encore à l’origine de cas d’infections rarissimes en France ». L’expert souligne : « Aujourd’hui, il s’est implanté dans le sud de la France, et il progresse vers le Nord ».
Souhaitons que ces égoïstes n’aillent pas faire le chemin inverse, car la planète se réchauffe et aucun territoire n’est épargné, offrant ainsi des conditions propices au développement de la larve, même en France. Rien ne sert de fuir Aedes Albopictus.
J.B.
Nos peines
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