Edito

Route de Cilaos : à quand l’enquête publique et le plan de financement ?

J.B. / 12 février 2018

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De fortes pluies se sont de nouveau abattues dans le Sud. Elles sont la cause d’importants problèmes de circulation notamment à Saint-Louis et également sur la route de Cilaos. Cette dernière a été réouverte pendant deux heures hier, et devrait l’être aujourd’hui à compter de 5 heures 30. La Direction régionale des routes annonce des convois pour les poids lourds de moins de 19 tonnes, deux dans chaque sens aujourd’hui, à condition que les conditions météorologiques soient favorables.

Les pluies de cette fin de semaine n’étaient pas liées à un cyclone ou à une tempête, elles ont une nouvelle fois montré la fragilité du réseau routier à un phénomène qui est pourtant une des caractéristiques du climat tropical.

La saison des cyclones n’est pas encore terminée. C’est ce que rappelle un communiqué publié vendredi par Météo-France au sujet de l’activité cyclonique 2017-2018. Voici un extrait :

« On (...) peut s’attendre à une reprise de l’activité cyclonique sur le bassin (...) au plus tôt durant la dernière décade du mois de février mais plus vraisemblablement début mars. (…) On peut raisonnablement penser que c’est une activité comparable à ce qui a été observé jusqu’à maintenant qui devrait se maintenir en seconde partie de saison avec 3 à 5 phénomènes supplémentaires attendus (tempêtes et cyclones). »

Si l’incertitude règne sur les trajectoires des futurs phénomènes, La Réunion peut être potentiellement visée. Force est de constater que les dégâts du passage de la tempête Berguitta à proximité des côtes réunionnaises ne sont toujours pas réparés. L’état de la route de Cilaos en témoigne. Elle a pour conséquence le chômage technique pour les activités qui dépendent des touristes, qui sont plusieurs centaines de milliers chaque année à visiter le cirque.

Plus que jamais, la question d’une route sécurisée pour Cilaos est posée. Le député David Lorion a annoncé que des études ont été faites. Le président de Région a confirmé et a promis de lancer le chantier, tout en indiquant que des obstacles allaient se poser, du fait de l’existence d’un Parc national dans les Hauts de l’île. Souhaitons que le Parc national ne soit pas désigné comme le responsable idéal du retard éventuel sur ce dossier. Si des études ont été faites, que la Région mette sur la table le plan de financement, s’engage fermement sur une date de réalisation, et que l’État lance l’enquête publique.

J.B.