Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
5 août 2004

Le président du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) a déclaré mardi sur une radio qu’"actuellement en France, on ne travaille pas assez pour être compétitif". Il a donc demandé que l’on "déroge" à la loi sur les 35 heures sur le travail.
De plus, le patron des patrons a estimé que l’amnistie fiscale envisagée par le gouvernement sur les capitaux expatriés illégalement serait inefficace tant que l’on n’aura pas également réformé l’Impôt sur la fortune. Il a aussi demandé que le gouvernement procède à de nouvelles diminutions des cotisations patronales.
Dans la foulée, Ernest-Antoine Seillière a jugé que le SMIC est "trop élevé en France". Et il a annoncé qu’il travaille "étroitement" avec le ministre de l’Économie, Nicolas Sarkozy, pour "essayer de trouver des formules" sur un possible étalement de la hausse du SMIC.
Voilà une nouvelle preuve que les classes dominantes n’ont aucune pudeur. Sans aucune honte, elles étalent leurs richesses et sans la moindre retenue, elles réclament toujours plus d’argent au détriment des autres.
Les Réunionnais - après l’esclavage et l’exploitation servile de leur force de travail - ont dû lutter pendant des dizaines d’années pour avoir le même SMIC et les mêmes droits sociaux que les métropolitains. Vont-ils accepter ces graves remises en cause de droits si chèrement acquis ?
Certainement pas. Car les salariés et les exclus ne vont pas se gêner pour lutter par tous les moyens contre des gens sans scrupule.
L. B.
Nos peines
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