Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
21 septembre, parSortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
29 novembre 2010, par

« Droite décomplexée ». C’est le doux euphémisme par lequel la presse a pris l’habitude de qualifier les outrances, la démagogie et les provocations systématiques qui caractérisent l’exercice du pouvoir sarkoziste. Il y a eu les « karcher », « la racaille », le « casse-toi pov’ con » du patron de l’Élysée. Il y a eu les multiples propos injurieux de ses suivants, le « salope » de Devedjian, les « tontons macoutes » de Frédéric Lefebvre, le racisme rigolard de Brice Hortefeux.
Mais par-delà les mots, il y a, de la part des « ultras » de l’UMP, une posture systématique, bouffie de cynisme, qui consiste à manipuler les gens sans état d’âme, à défendre l’indéfendable avec impudence, à mentir sans vergogne à la face de l’opinion.
Personne n’a oublié les promesses d’un chef d’État sans parole. Promesse d’être le « président du pouvoir d’achat » alors qu’il savait fort bien que les ménages allaient prendre de plein fouet les chocs de ses choix politiques. Promesse de « ne pas privatiser EDF » alors qu’il planifiait déjà de brader la compagnie. Le tout asséné le cœur sur la main.
À La Réunion, les représentants du pouvoir sarkoziste n’agissent pas autrement.
Hier, on a vu Cyrille Hamilcaro, sorti de l’avion qui le ramenait de France, passer directement des fauteuils en cuir de la première classe au barreau du Conseil général, en « soutien aux travailleuses ».
Des travailleuses que le gouvernement de Nicolas Sarkozy, qu’il « soutient » en toutes circonstances, s’acharne à écraser depuis trois ans. Il traînait dans son sillage Monica Govindin, venue apporter un « soutien » pré-cantonal à des salariées dont elle n’avait que faire il n’y a pas si longtemps, à qui elle a assuré qu’elle ferait « tout ce qui serait en son possible » (sic). Les habitants de son canton, à qui elle a beaucoup promis sans jamais rien donner, apprécieront.
L’après-midi, Fabienne Couapel-Sauret a montré quel sommet pouvait être atteint dans le cynisme, dans le mépris et dans la manipulation, en gâchant la marche blanche contre la violence faites aux femmes, organisée le 28 décembre.
La Marche blanche, c’est un moment où les citoyens et citoyennes de tous horizons expriment la volonté partagée de faire reculer les brutalités contre les femmes. Et où tous et toutes voient, au-delà de leur appartenance politique, ce but d’intérêt général.
Mais Fabienne Couapel-Sauret n’a que faire du bien commun. Sans vergogne, la vice-présidente du Conseil région a utilisé la marche contre la violence faite aux femmes pour se livrer à une véritable provocation... dûment mandatée — elle l’a répété à quatre reprises — par Didier Robert, dont elle est le bras droit.
Son arrivée sur le podium avait d’ores et déjà jeté un froid dans les rangs des spectateurs : la vice-présidente de la Région est connue pour sa brutalité et personne n’ignore ce qu’elle pense des Réunionnais.
Un froid qui s’est transformé en colère, lorsque Mme Couapel-Sauret s’est mise à faire l’éloge de la politique sarkoziste… sous les huées des participant(e)s scandalisé(e)s.
Tout cela a été filmé. La vidéo circule sur l’internet*. Malgré le silence médiatique qui dissimule — une fois encore — les procédés sarkozistes, les Réunionnaises et les Réunionnais peuvent voir à qui ils ont à faire.
Geoffroy Géraud-Legros
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Messages
29 novembre 2010, 03:30, par andrun
Merci Geoffroy G-L pour cet Edito, doublé d’un extrait vidéo qui corrobore la vérité.
Il y en a qui viendrait se blanchir, en robe blanche, que d’aucune ayant subi quelque outrage aurait voulu que cette marche, fût-ce t-elle blanche, puisse exister.
J’espère que les Réunionnaises n’oublieront pas toutes ses séquences outrageantes lors des prochaines consultations.