Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
5 juillet 2010, par

Impressionnantes et fortes ces images diffusées par les télévisions vendredi et samedi soir avant les matches des Quarts de finale de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. D’autant plus fortes que ce genre de sujet est rarement abordé dans le cadre d’un tel événement, centré en priorité sur la compétition sportive et l’argent.
Il s’agit, vous l’avez deviné, de ces banderoles affichées autour des pelouses et portées par les joueurs et les arbitres avec cet appel à l’humanité : « Say no to racism » (« dites non au racisme »). Cet appel était relayé et soutenu au micro par des stars du foot mondial, comme a dit l’un d’eux par exemple : « Je déclare que nous refusons de tolérer toute discrimination dans le football et je demande à tous les gens qui nous entourent de nous aider à éradiquer le racisme dans notre société. Ensemble, nous pouvons y arriver, dites non au racisme ».
Des centaines de millions — voire des milliards — de personnes dans le monde ont vu ces images et entendu ces appels, et l’on verra les suites qu’ils auront. Mais à La Réunion, qu’en sera-t-il ?
Depuis sa fondation par le docteur Raymond Vergès il y a 66 ans, notre journal a fait de la lutte contre le racisme à La Réunion et dans le monde une de ses priorités ; voilà pourquoi nous attirons l’attention sur cet événement. D’autant plus que le racisme, le mépris et les discriminations ethno-culturelles et sociales hérités de l’esclavage, de l’engagisme et de la colonisation continuent de frapper à la fois certains groupes de notre société et l’ensemble du peuple réunionnais.
Il faut savoir que l’Organisation des Nations Unies (ONU) a demandé dès l’an dernier à la FIFA (Fédération Internationale du Football) de promouvoir la lutte contre le racisme à la Coupe du monde 2010 et c’est donc très positif que cette demande ait été acceptée. Or, la France est un des Etats membres de l’ONU, la plus haute instance internationale.
Alors, que vont faire les représentants de l’Etat français à La Réunion — aussi bien dans le système administratif que dans l’appareil judiciaire — pour combattre le racisme ? Vont-ils enfin engager des poursuites contre cet enseignant qui a traité tous nos compatriotes de « nègres » et de « putes »… ?
L. B.
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Messages
21 juillet 2010, 03:34, par andrun
Ce n’est surtout pas "comme ça qu’il faut faire" le "pro-fesseur" Serge Copy, les couleurs de vos insultes vous ont grisé de trop, trop c’est trop.
Non au racisme,« Say no to racism », le fait d’être blanc ne donne aucun droit à quiconque de traiter le réunionnais de "nègres" encore moins de "putes".
j’espère que les décisions de ceux qui nous gouvernent et qui ont pris position, en l’occurrence Mr Karam et Mr Luc Chatel, ne vont pas devenir des lettres mortes.
A quand la révocation ?