Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
9 novembre 2017, par

Les emplois aidés jouent un rôle très important dans les communes à La Réunion. Cela explique pourquoi la mobilisation des élus contre leur suppression est si forte à La Réunion. Paris prévoit en effet la suppression de ce dispositif en 2019. Pour 2018, la participation de l’État au salaire net d’un travailleur en emplois aidé va diminuer pour tomber à 50 %. De plus, le nombre d’emplois co-financé sera aussi en diminution par rapport à leur niveau de 2016, considéré comme référence par les maires.
En Guadeloupe et en Martinique, les élus ont obtenu le maintien des emplois aidés en nombre et en participation financière de l’État au niveau de 2016. Les maires demandent donc le même traitement pour La Réunion. Ils souhaitent que l’État revienne sur sa décision d’une suppression brutale pour 2019, et sont pour une sortie étalée du dispositif sur cinq ans, le temps de proposer une alternative pour les agents et les services publics concernés.
Les maires de La Réunion sont sur cette ligne à la quasi-unanimité. Une absence avait été en effet remarquée lors de la conférence de presse de l’Association des maires de La Réunion le 26 octobre dernier, celle de la commune de Saint-Denis. Force est de constater que du côté de la Mairie de Saint-Denis, un nouveau dispositif est mis en avant. C’est le service civique. Des prospectus sont distribués dans les boîtes aux lettres de la ville, invitant les jeunes à postuler. Les postes proposés ne sont pas sans rappeler ceux qui sont jusqu’alors assurés par une catégorie de contrats aidés : les emplois d’avenir.
Il s’agit d’un contrat de 24 heures par semaine. Le guide sur le service civique à l’attention des collectivités précise le salaire : l’État verse 470,14 euros par mois, la collectivité complète à hauteur de 106,94 euros. Le salaire net est donc de 577 euros par mois, et c’est l’État qui prend en charge les cotisations sociales. La condition est d’avoir moins de 25 ans au moment d’être embauché.
À la différence des emplois d’avenir, le service civique n’est pas limité dans la durée. Il est donc facile d’imaginer que des jeunes vont se succéder pendant 8 mois sur des postes qui répondent à des besoins permanents. C’est donc un nouveau gisement d’emplois aidés qui se profile. Saint-Denis a décidé d’en profiter.
J.B.
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