Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
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11 mars 2014, par

En 2015 doit se tenir dans l’aéroport du Bourget près de Paris, une conférence internationale sur le climat. L’objectif est de trouver un nouvel accord pour succéder au Protocole de Kyoto. L’accord de Kyoto prévoit que les pays d’Europe, d’Amérique du Nord ainsi que le Japon, l’Australie et la Nouvelle Zélande, s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en dessous du niveau de 1990 d’ici 2012. Signé en 1997, ce traité est entré en vigueur en 2005. Entre temps, les Etats-Unis, signataires du traité, ont refusé de le ratifier.
Faute d’accord pour lui succéder, le Protocole de Kyoto a été prolongé. Mais en 2015, c’est la dernière échéance. Il faudra alors trouver un nouveau compromis.
C’est dans ce but qu’a commencé hier à Bonn un premier round de discussion. Les négociateurs vont fixer les premières orientations de Paris 2015. « Une attention particulière sera accordée au potentiel des énergies renouvelables comme l’énergie solaire et éolienne et l’efficacité énergétique devant déboucher sur des résultats concrets axés sur l’action », a indiqué le secrétariat de la Conférence des Nations unies sur le Changement climatique. La secrétaire exécutive, Christiana Figueres, fait le constat de la situation : « nous sommes au plus haut niveau des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère durant les 800.000 dernières années et nous n’avons pas encore commencé à fléchir la courbe vers le bas ». Le défi est urgent car « avec l’accélération des effets des changements climatiques, 2014 doit être une année d’actions accélérées et d’ambitions réalisées sur les progrès des changements climatiques ».
Pour l’heure, ce sujet semble bien loin des préoccupations mises en avant dans les média. Et pourtant, tous ceux qui concourent pour un mandat municipal seront, d’ici 2020, confrontés aux conséquences du changement climatique. Car les effets commencent déjà à peser. La sécheresse est en passe de devenir la norme à La Réunion. La population va continuer à augmenter. La demande va donc augmenter, tandis que la ressource ne connaîtra pas la même tendance. L’eau est déjà un problème dans de nombreux écarts, et l’an passé il a fallu remettre des citernes dans les quartiers à cause de la pénurie.
Les équipes qui arriveront au pouvoir d’ici la fin du mois seront sans doute les dernières qui auront la possibilité d’anticiper les pénuries que nous pourrons ressentir. Mais pour relever le défi, ils devront remettre en cause un modèle de distribution et de consommation qui n’est pas adapté à notre réalité. Arriveront-ils à agir avant que le problème de l’eau n’aggrave encore plus la crise structurelle de La Réunion ?
J.B.
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