Edito

Solidarité pour le peuple palestinien

David Gauvin / 15 mai 2021

L’Etat Palestinien est l’enjeu de nombreux conflit depuis 1946. Aujourd’hui face à l’offensive de l’armée d’occupation, nous devons réaffirmer le droit des Palestiniens à avoir leur Etat de plein exercice tel que défini par la résolution de 1947.

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La tension continue à monter au cœur du conflit israélo-palestinien. Aux frappes réciproques qui ont fait 122 morts palestiniens et huit tués israéliens va-t-elle succéder une offensive terrestre des colonialistes contre les groupes armés de Gaza ? Les interrogations perdurent sur le déclenchement de l’offensive terrestre israélienne contre Gaza. Après un faux départ dans la nuit de jeudi à vendredi, elle s’est modestement, mais pas très mollement, concrétisée vendredi matin quand l’armée israélienne, a lancé une brève attaque contre les tunnels creusés sous la frontière entre l’État hébreu et Gaza par les groupes armés palestiniens.

Ce conflit trouve sa source dans la création même de l’Etat hébreux. Depuis le mandat britannique, le terme « Palestine » est associé à la zone géographique qui couvre actuellement l’État d’Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza. En 1947, l’ONU a adopté un plan de partition pour une solution à deux États dans le territoire restant du mandat. Le plan a été accepté par les dirigeants juifs, mais rejeté par les dirigeants arabes, et la Grande-Bretagne a refusé de mettre en œuvre le plan. À la veille du retrait définitif, l’Agence juive pour Israël a déclaré la création de l’État d’Israël conformément sur le plan proposé par l’ONU. Le Comité supérieur arabe n’a pas déclaré un État propre et, au lieu de cela, avec la Transjordanie, l’Egypte, et les autres membres de la Ligue arabe de l’époque, a commencé une action militaire résultant de la guerre israélo-arabe de 1948. Pendant la guerre, Israël a acquis d’autres territoires qui ont été désignés pour faire partie de l’État arabe en vertu du plan de l’ONU. L’Égypte a occupé la bande de Gaza et la Transjordanie a occupé puis annexé la Cisjordanie. L’Égypte a d’abord soutenu la création d’un gouvernement de toute la Palestine, mais l’a dissous en 1959. Transjordanie ne l’a jamais reconnu et a plutôt décidé d’incorporer la Cisjordanie avec son propre territoire pour former la Jordanie. L’annexion a été ratifiée en 1950 mais a été rejetée par la communauté internationale. La guerre des Six Jours en 1967, quand Israël a combattu contre l’Egypte, la Jordanie et la Syrie, a pris fin avec Israël occupant la Cisjordanie et la bande de Gaza, en plus d’autres territoires.

En 1993, Israël reconnu que l’équipe de négociation de l’OLP « représentait le peuple palestinien », en échange de la reconnaissance par l’OLP du droit d’Israël à exister en paix, de l’acceptation des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’ONU et de son rejet de la « violence et du terrorisme ». En conséquence, en 1994, l’OLP a créé l’Administration territoriale de l’Autorité nationale palestinienne (ANP ou AP), qui exerce certaines dans certaines parties de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. La prise de contrôle par le Hamas de la bande de Gaza a divisé politiquement et territorialement les Palestiniens, le Fatah d’Abbas étant parti en grande partie au pouvoir en Cisjordanie et reconnu internationalement comme l’Autorité palestinienne officielle, tandis que le Hamas a assuré son contrôle sur la bande de Gaza. En avril 2011, les parties palestiniennes ont signé un accord de réconciliation, mais sa mise en œuvre était la formation d’un gouvernement d’union le 2 juin 2014.

Mais depuis cette époque, la situation des Palestiniens n’a pas bougé. Ils sont soumis au contrôle total de l’Etat hébreux. La Palestine est devenu un vaste ghetto au sein de l’Etat d’Israël sans aucun accès extérieur ni par la mer ni par les airs. Cette situation n’est plus tenable. Il est temps que la solution a deux Etats soient mise en œuvre. L’homme clé du processus croupi toujours dans les geôles israéliennes : Marwan Barghouti. Nous devons en tout temps et en tout lieu, réaffirmer notre solidarité pour les peuples en lutte pour leur droit légitime, que ce soient les Palestiniens, les Chagossiens, ou encore les Kanaks. En ce lendemain de l’Aïd, la mobilisation doit s’amplifier pour nos frères palestiniens.

Aujourd’hui, je suis venu porteur d’un rameau d’olivier et d’un fusil de combattant de la liberté. Ne laissez pas le rameau d’olivier tomber de ma main. Je le répète : ne le laissez pas tomber de ma main. Yasser Arafat

Nou artrouv’

David GAUVIN