Crise de l’eau à La Réunion : les réserves agricoles arrivent à sec
25 septembre, parLe Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
9 février 2018, par

L’interpellation mercredi au lever du soleil de planteurs syndicalistes et les 10 heures de garde à vue qui ont suivi sont des faits inquiétants. Une des cibles de cette opération, Bruno Robert, président des Jeunes Agriculteurs, dénonce un coup monté. Pourquoi en effet envoyer des gendarmes aux aurores pour l’amener faire une déposition dans une gendarmerie alors que l’envoi d’une simple convocation aurait suffi ? Il s’élève contre une nouvelle tentative d’intimidation.
Rappelons que cette affaire vise un incident qui avait eu lieu en décembre dernier à la balance de Beaufonds. L’élément déclencheur est la nature de la relation d’un chef d’entreprise, celui de Tereos, avec un autre chef d’entreprise, un livreur de cannes. Le chargement de ce dernier était suspecté de ne pas être conforme. Cette suspicion a été l’élément déclencheur d’une bagarre.
Le fond du problème est le partage des richesses de la canne à sucre. Depuis les accords de 1969, les planteurs ne sont plus propriétaires de leurs cannes et de la totalité des produits qui en découlent. Ils sont devenus des livreurs de matière première. L’acheteur, l’industriel Tereos, paie en fonction de la masse livrée, ainsi que de la richesse en sucre du chargement estimé. Le prix du chargement est alors déterminé en fonction d’une équation complexe. Pour estimer au plus près le taux de sucre des cannes livrées, une coûteuse machine prélève plusieurs échantillons. Voilà où la filière en est arrivée parce que des usiniers ont obtenu la propriété de la canne grâce à la complicité de Jean-Paul Virapoullé.
Les industriels de l’époque avait fait ce coup de force pour gagner plus que le tiers des recettes de la canne auquel ils avaient droit. Ils avaient aussi besoin de ce changement pour ne plus à prendre le risque de planter de la canne, car les accords de 1969 ont permis la séparation du capital foncier et du capital industriel.
Ce genre d’incident peut être évité. Il suffit qu’au terme de chaque campagne sucrière, l’industriel mette sur la table tous les bénéfices qu’il a tirés de la transformation de la canne, et que cette somme soit partagée entre les producteurs de canne et l’acheteur afin que ce dernier rémunère ses ouvriers et le fonctionnement de ces machines.
J.B.
Le Tampon : les retenues de Piton Sahales et des Herbes Blanches (plus de 600000 mètres cubes) sont vides
Yèr matin mwin té apré rogarde nouvèl dsi antenne é l’avé in linvité téi parl dsi la farine maniok. Lo ga téi parl in kopérativ maniok dann sid (…)
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