Edito

Stopper cette folle course à l’abîme

Jean / 8 août 2018

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Consacrer des milliards à la construction d’une route en mer (sans jamais chiffrer sérieusement la maintenance d’un tel ouvrage) c’est obérer l’avenir pour satisfaire les intérêts à très court terme de l’industrie automobile (et des ententes monopolistiques des multinationales de travaux publics).

Pris dans ce tourbillon d’intérêts aussi complexes et divers entremêlant aspirations individualistes et prédations capitalistes destructrices, qui — au milieu de tout cela — tente encore de réfléchir lucidement à l’échéance 2040, dans seulement 20 années ?
Tout cet argent, toutes ces matières premières littéralement jetées à la mer quand on sait aujourd’hui avec certitude que poursuivre dans la voie du véhicule individuel conduit à l’impasse ? Impasse pas seulement pour un espace physique aussi réduit que notre île, mais impasse pour la planète entière.

Nous sommes aujourd’hui plus de 7,5 milliards d’humains. Nous produisons désormais 95 millions de véhicules chaque année (69 millions en 2006). Et près de deux tiers de la population mondiale en âge de conduire n’a pas de véhicule individuel.
Qui peut encore croire que ce type de “développement” ne conduit pas la planète à la catastrophe ?

Et pourtant, en 2017, la production de véhicules a frôlé le milliard d’unités et le dépassera vraisemblablement en 2018 avec toutes les pollutions industrielles que cela génère et les émissions de gaz à effet de serre produites pour chaque kilomètre parcourus par chacune de ces unités automobiles.
C’est une véritable course à la mort qui se joue sous nos yeux et dont nous sommes les acteurs inconscients.

Et pourtant, ces chiffres sont à notre disposition et facilement accessible à partir de nos téléphones portables. Mais qui peut croire à ces données lorsque nos responsables politiques se livrent — nous livrent — pieds et poings liés à d’aussi folles entreprises que celle de la route en mer ?

Alors qu’allons-nous décider collectivement : accepter qu’on nous conduise au suicide ou bien dire STOP pour protéger notre vie et préserver l’avenir de nos enfants ?

Jean



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  • C’est sur que sur l’île de la Réunion, d’autres aussi, c’est possible mais écrivons sur ce que l’on connait, voit, on se rend compte que l’on marche sur la tête, on ne voit pas le long terme, on vit au jour le jour, replié et connecté à la fois. Avec les actus plus ou moins enfumantes que l’on envoie, comme les publicités "4m X 3m", les radios TV qui ventent, comme le chantait si bien notre ami Alain Souchon : "on nous fait croire, que le bonheur c’est d’avoir, du bonheur plein les armoires" et hélas sur une île, pour remplir jusqu’à ras bord les décharges, centres d’enfouissement technique comme on dit quand ce n’est pas la mer après les cours d’eau plus trop claire désormais avect tout ce que les gens balancent dedans.
    Avez-vous remarquer que l’on ne veut pas vraiment développer l’esprit critique chez les citoyens, les jeunes aussi. La mode, la mode, y a que ça de vrai, après moi le déluge. Aie aie aie.

    L’avenir, personne ne le connait par définition, mais on peut facilement voir que l’on va droit dans le mur si on ne change pas de paradigme comme le dit si bien Pierre Rabhi. Hélas, l’économie va à l’encotre de l’écologie, la finance passe avant tout le reste, dans tous les domaines, inutile de faire la liste.

    Qu’est-ce qu’on attend à l’île de la Réunion de :
    - lancer le projet de "TER-PEI" entre St Benoît et St Joseph, électrique, créateur d’emplois durables ?
    - lancer les téléphériques à St Denis, d’autres communes qui ont des hauts soit quasiment toutes, relier St Leu à Cilaos par câbles ?
    - utiliser les énergies propres : géothermie du sous-sol, le soleil, les vents, l’eau fraiche pompée en profondeur pour rafraichir ?
    - mettre en place des navettes maritimes enfin, entre les différents villes du littoral.
    - proposer des vélibs, comme à Paris depuis 2007 ?
    - développer le co-voiturage ?
    - encourager l’emploi des transports en communs, seuls 5% les utilisent, une honte en 2018,....?
    - créer des jardins familiaux, lieux de partage, de lien social ?

    Bref, sur cette petite île, on peut largement mieux faire que ce à quoi on assiste un peu plus chaque jour hélas. Arthur.

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  • A mon avis il y a longtemps que les décisions collectives n’existent plus Notamment sur le plan économique .Sur ce plan là et même sur de nombreux autres plans ceux qui décident sont les patrons des multinationales qui ne voient que l’argent qui entre dans leurs caisses.

    Même les élections les plus importantes sont soumis l’ingérence pour ne pas dire l’influence des grands de ce monde .Quelle est la part des grands patrons dans l’élection de notre président de la République ? Quelle est la conséquence de l’influence Russe sur la dernière élection américaine ?

    Quand la puissance de l’argent permet d’intervenir sur toutes les affaires du monde et de l’orienter à sa guise sommes nous encore vraiment en démocratie ? Pouvons nous vraiment choisir notre avenir ainsi que l’avenir de nos enfants .Je pense que non .

    Mais s’il nous est impossible de revenir en arrière car la mondialisation a fait de la planète un petit village , nous pouvons faire en sorte que certaines affaires soit gérées à un niveau mondial . Il est encore trop tôt pour l’avènement d’un gouvernement mondial mais il existe beaucoup de domaine où l’on peut mettre en commun des moyens et adopter une politique commune pour toute la planète .C’est le cas notamment de la lutte contre le réchauffement climatique . Aucun pays ne peut à lui tout seul venir à bout du fléau qui nous menace. Mais si nous acceptons de créer une organisation internationale dotée de moyens suffisant pour lutter contre ce phénomène nous avons encore une chance de préserver notre avenir . Le réchauffement climatique est un des cas où une politique planétaire doit s’imposer mais il y a d’autres cas qui méritent une gestion mondiale .

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  • Tout est lié, c’est même de plus en plus vrai. Avec les réseaux sociaux, on sait quasiment à la minute, ce qui se passe très loin. Et on continue aussi à se laisser influencer, à se laisser berner, enfumer pour ne pas réagir, mais regarder son nombril au lieu de se poser des questions qui concernent la vie de nous tous et des enfants à naître aussi finalement. Echanges, transferts, mouvements, aussi bien de la finance, des idées aussi, des infos et aussi des conséquences de tout ce qui se fait au détriment de la nature qui nous supporte pourtant, mais jusqu’à quand ? Là est la question. Sur que si une soeur jumelle de la Terre était à portée de fusée, de navette, les Hommes seraient déjà partis là bas, pour, en 1°, planter son drapeau, puis commencer à expoloiter tout ce qui est facile et qui rapporte le plus, sans tirer de leçons de se qu’il faudrait justement éviter de faire et qui nous a forcer à abandonner la planète d’origine. Pour faire éveiller les consciences, se serait d’en faire un film de SF. En espérant que demain soit mieux qu’aujourd’hui, enfin, c’est ce qu’on imaginait quand j’étais petit. Demain allait être formidable, les gens étaient partants, positifs enthousiates. En fait, il se passe l’inverse, même dans le rap, les paroles diffusées dans les derniers album, en plus de la voiolence ne sont pas vraiment jojo. Deux preuves, de désatre de la mondialisation, l’état lamentable de certaines régions françaises, où le tau de chômage approche celui de l’île de la Réunion. Les jeunes s’intéressent au vintage pour la déco, les jeux, les vétements, même s’ils n’ont pas vécu l’époque à laquelle ces objets appartiennent, les posséder leur procure un sentiment de quiétude, ça les rassure, leur fait penser ces années avant la crise du 1° choc pétrolier où justement, la qualité était au RDV, les objets duraient vraiment longtemps, il n’y avait pas le sida, mais le plein emploi et plein de poissons dans la mer, les bichiques à profusion, parlez-en à des gramounes, vous verez, il faut les écouter, parler de leur "tan lontan". Bon WE Arthur, avec plein de conversation, en live. Sans appareil, le "vrai réseau social", humaniste tout simplement.

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