Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
12 janvier 2017, par

Le 18 décembre, ce sera la Journée internationale des migrants. Elle intervient dans un contexte difficile. En effet l’année dernière, l’Union européenne a considérablement durci les conditions d’entrée sur son territoire. En conséquence, le nombre de réfugiés accueilli a considérablement diminué, alors que celui des noyades dans la Méditerranée a augmenté. En effet, l’UE a signé en début d’année un accord avec la Turquie qui facilite considérablement les expulsions vers ce pays. Or en 2015, c’est par la Turquie que transitaient la très grande majorité des migrants. C’est là que la traversée de la Méditerranée est la plus courte. La fermeture de cette route a entraîné de nombreuses personnes à tenter la traversée entre les côtes africaines et les îles italiennes. La distance est plus longue, le voyage bien plus périlleux. L’augmentation du nombre de morts en Méditerranée est la conséquence de cette volonté de fermer les frontières.
Or, le phénomène des migrations a toujours existé. Aucune frontière ne peut lui résister. Et c’est un moyen d’enrichir les pays d’accueil sur les plans culturels et économique. Dans son message de la Journée internationale des migrants, l’ONU indique que « À l’heure de la mondialisation, les migrations sont une réalité incontournable. De nombreuses raisons amènent les gens à se déplacer – que ce soit pour étudier à l’étranger, rejoindre des membres de la famille, chercher un emploi ou des moyens de subsistance, ou assurer un meilleur avenir à leurs enfants. D’autres quittent leur pays pour fuir la criminalité, la violence, les conflits, la persécution, l’insécurité, la discrimination, les catastrophes naturelles et la dégradation de l’environnement, ou encore la pauvreté ».
Et de souligner que « les migrations volontaires comme les déplacements forcés ont toujours été le lot commun de l’humanité. La plupart des gens comptent probablement parmi leurs ancêtres des personnes ayant migré ».
Cela interpelle tous les Réunionnais, qui sont tous des descendants d’immigrés. Au moment de sa découverte l’île était déserte. Elle a ensuite été peuplée par des déplacements forcés de personnes réduites à l’esclavage pour enrichir une métropole demandeuse d’épices, de café et de sucre, et par les colons qui avaient pour mission d’assurer l’exploitation.
Ce recours massif à des travailleurs immigrés s’est poursuivi après l’abolition de l’esclavage, quand il a fallu répondre aux besoins en sucre d’une métropole.
Aujourd’hui en Europe notamment, l’arrivée de réfugiés alimentent des discours racistes. Des idées venues de l’extrême droite imprègnent des partis républicains. La Réunion est pourtant l’exemple vivant que les réfugiés sont avant tout une richesse, et que l’intégration de personnes issues de civilisations différentes est une réalité.
J.B.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture