Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
12 janvier 2017, par

Le 18 décembre, ce sera la Journée internationale des migrants. Elle intervient dans un contexte difficile. En effet l’année dernière, l’Union européenne a considérablement durci les conditions d’entrée sur son territoire. En conséquence, le nombre de réfugiés accueilli a considérablement diminué, alors que celui des noyades dans la Méditerranée a augmenté. En effet, l’UE a signé en début d’année un accord avec la Turquie qui facilite considérablement les expulsions vers ce pays. Or en 2015, c’est par la Turquie que transitaient la très grande majorité des migrants. C’est là que la traversée de la Méditerranée est la plus courte. La fermeture de cette route a entraîné de nombreuses personnes à tenter la traversée entre les côtes africaines et les îles italiennes. La distance est plus longue, le voyage bien plus périlleux. L’augmentation du nombre de morts en Méditerranée est la conséquence de cette volonté de fermer les frontières.
Or, le phénomène des migrations a toujours existé. Aucune frontière ne peut lui résister. Et c’est un moyen d’enrichir les pays d’accueil sur les plans culturels et économique. Dans son message de la Journée internationale des migrants, l’ONU indique que « À l’heure de la mondialisation, les migrations sont une réalité incontournable. De nombreuses raisons amènent les gens à se déplacer – que ce soit pour étudier à l’étranger, rejoindre des membres de la famille, chercher un emploi ou des moyens de subsistance, ou assurer un meilleur avenir à leurs enfants. D’autres quittent leur pays pour fuir la criminalité, la violence, les conflits, la persécution, l’insécurité, la discrimination, les catastrophes naturelles et la dégradation de l’environnement, ou encore la pauvreté ».
Et de souligner que « les migrations volontaires comme les déplacements forcés ont toujours été le lot commun de l’humanité. La plupart des gens comptent probablement parmi leurs ancêtres des personnes ayant migré ».
Cela interpelle tous les Réunionnais, qui sont tous des descendants d’immigrés. Au moment de sa découverte l’île était déserte. Elle a ensuite été peuplée par des déplacements forcés de personnes réduites à l’esclavage pour enrichir une métropole demandeuse d’épices, de café et de sucre, et par les colons qui avaient pour mission d’assurer l’exploitation.
Ce recours massif à des travailleurs immigrés s’est poursuivi après l’abolition de l’esclavage, quand il a fallu répondre aux besoins en sucre d’une métropole.
Aujourd’hui en Europe notamment, l’arrivée de réfugiés alimentent des discours racistes. Des idées venues de l’extrême droite imprègnent des partis républicains. La Réunion est pourtant l’exemple vivant que les réfugiés sont avant tout une richesse, et que l’intégration de personnes issues de civilisations différentes est une réalité.
J.B.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Dopi bann zané soissant néna dann lo mond in gran mouvman d’dékolonizassion. La plipar bann péi la vni koloni momandoné la kass zot shène épi la (…)
In kozman pou la rout
Traité liant l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie
L’île-fracture : l’aménagement en question (5/5)
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite