Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
10 avril 2015, par

À La Réunion, les associations ATR-Fnaut et Surfrider ont diffusé une vidéo montrant qu’une catastrophe environnementale est en cause. Les promoteurs du projet de nouvelle route en mer en sont totalement responsables. Le banc de corail des Lataniers est un lagon en cours de formation. Il est en train d’être massacré par les travaux préparatoires du chantier. Si jamais débute la pose de la digue entre La Possession et la Grande Chaloupe, alors les dégâts seront irréversibles. Le monde aura alors perdu une merveille de sa biodiversité, tout cela à cause d’un projet inutile et pharaonique.
En Australie, un autre récif est en danger : la Grande barrière de corail. L’agression vient de l’exploitation du charbon, une énergie fossile. Pour exporter cette marchandise dans le monde, des ports doivent être agrandis. Ces travaux ainsi que l’augmentation prévisible du trafic maritime menacent la survie de la Grande barrière de corail. 16 milliards de dollars d’investissements sont prévus pour que le gisement soit pleinement exploité. Il est porté par un groupe indien, Andani. Mais le projet suscite des interrogations en Inde même. Ainsi, une banque indienne pourrait refuser un prêt de un milliard de dollars à Andani.
Déjà 11 banques ont choisi de ne plus apporter leur caution à cet investissement. Parmi elles, trois banques françaises ont choisi de ne plus aller plus loin dans leur soutien : Crédit Agricole, Société Générale et BNP-Paribas. Ces reculs sont le résultat de la lutte des associations de défense de l’environnement. Car le gouvernement de la province australienne du Queensland fait la promotion de ce projet, au prétexte que cela va créer des emplois. Mais si le financement se tarit, alors pas de mine de charbon et la Grande barrière de corail sera sauvée.
En Australie, trois banques françaises décident de ne plus financer un projet parce qu’il menace un récif corallien. À La Réunion, la nouvelle route en mer dite NRL va détruire un récif corallien. Des banques vont-elles encore soutenir le projet de Didier Robert ?
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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