La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
8 janvier 2009, par

Conférence sur le développement durable à Maurice, investissements de 38 milliards de dollars de la Corée du Sud dans l’environnement, présentation en France du Grenelle 2 au Conseil des ministres, exploitation à grande échelle de la géothermie dans le Rift, projet de créer un million d’emplois au Japon grâce à la lutte contre le changement climatique... longue est la liste des projets et des décisions politiques qui résultent de la prise en compte du changement climatique.
Les messages alarmants de scientifiques de haut niveau sont là pour indiquer les échéances, certains affirmant d’ailleurs clairement que l’espèce humaine est en danger. Cette donnée n’explique pas totalement cet engouement.
Car force est de constater que dans les pays industrialisés, c’est-à-dire chez ceux qui ont construit leur développement sur la base du pétrole et du charbon, la crise économique suscite une accélération de la réflexion et des projets pour aller vers une économie respectueuse de l’environnement. Ces décisions sont sans doute une première anticipation des réformes structurelles qui surviendront à la sortie de la crise.
À La Réunion, c’est ce type de politique qui est mené au niveau régional depuis 1998 avec un objectif : l’autonomie énergétique pour 2025. Au-delà d’un rééquilibrage de notre balance commerciale grâce à la diminution des importations d’hydrocarbures, ce mot d’ordre se traduit par le passage d’ici 2025 à une économie différente de celle que nous connaissons aujourd’hui. Une économie où l’environnement, la lutte contre le changement climatique et l’adaptation aux effets du réchauffement planétaire seront des gisements d’emplois. Une économie qui marquera le passage au développement durable dans une île qui comptera alors 1 million d’habitants, soit 25% de plus qu’aujourd’hui.
À l’heure où la prise de conscience planétaire se transforme en mesures concrètes, à nous de poursuivre notre travail d’éclaireurs en nous basant sur un de nos atouts dans ce contexte : l’insularité. Car l’humanité est elle-même insulaire, vivant sur une planète qui n’est pas extensible. La Terre est en effet une île dans l’espace. Les 6 milliards d’êtres humains n’ont pas le choix, ils sont condamnés à réussir le pari du développement durable afin qu’il soit possible à 9 milliards d’habitants de vivre sur cette même Terre, dans moins de 50 ans.
Autrement dit, les solutions trouvées dans nos îles peuvent être source d’inspiration. Dans cette bataille du développement durable, les peuples des petits pays insulaires sont donc un atout décisif pour l’humanité tout entière.
M.M.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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