Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
23 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
1er juillet 2010, par

Le Conseil d’administration de l’UNEDIC (Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce), l’organisme chargé de la gestion de l’assurance chômage en France et Outre-mer, a décidé mardi d’augmenter de 1,2% ces allocations à compter d’aujourd’hui. Cette instance, dirigée à la fois par les syndicats de patrons et de salariés, n’a pas tenu compte de la revendication des organisations de travailleurs, qui demandaient une augmentation d’au moins 1,65%, afin de tenir compte de la hausse des prix.
Plusieurs syndicats de travailleurs en France ont dénoncé l’attitude du patronat, qui a donc refusé d’aligner cette revalorisation des allocations chômage sur le niveau de l’inflation. Et l’un d’eux a souligné que cela est grave « au regard de la grande précarité dans laquelle se trouvent bon nombre de chômeurs », en s’inquiétant d’« une paupérisation de plus en plus importante » dans l’hexagone.
Quand on connaît la politique de l’emploi, des prix et des revenus décidée par le pouvoir parisien à La Réunion — une politique inhumaine et néo-coloniale —, on imagine les effets négatifs d’une telle décision dans notre île. C’est un nouveau mauvais coup pour les Réunionnais les plus pauvres.
On sait en effet que, malgré certaines avancées obtenues par les manifestations populaires de masse avec le COSPAR, le pouvoir d’achat des chômeurs et des travailleurs non-surrémunérés a été frappé au niveau des produits et services de première nécessité. D’ailleurs, selon les derniers chiffres de l’INSEE, le glissement annuel des prix à La Réunion est de 1,4%.
Cela signifie que le monde du travail dans notre pays va être touché par une double peine :
1) la suppression de milliers d’emplois par la politique de la Région et celle de l’Etat (soutenue par la majorité régionale) et le non-respect du droit à l’emploi des Réunionnais ;
2) la diminution des moyens de vivre pour ceux qui perdent leur travail et qui ont la possibilité d’être indemnisés.
Tout cela va encore augmenter le taux de pauvreté à La Réunion et va prouver que les plus fragiles paient le prix d’une crise dont ils ne portent aucune responsabilité, pendant que les décideurs continuent de s’enrichir. C’est cela le développement durable ? Sûrement pas !
L. B.
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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