Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
25 juin 2005

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Au sujet de l’avenir de la filière canne-sucre à La Réunion, après des commentaires teintés d’optimisme béat ou manœuvrier, il semble que dans les médias et au niveau de certains responsables politiques, on en revient à davantage de lucidité et d’honnêteté.
La baisse du prix annoncée, la durée pendant laquelle la réforme de l’Organisation communautaire du marché du sucre va se mettre en place et le niveau des compensations sont - entre autres - des sujets essentiels pour la survie de la filière. Une filière qui, si les choses en restaient là, est en danger.
En effet, comment les petits et moyens planteurs, qui livrent 80% de la canne, pourront-ils encaisser un tel choc ? Revenir à davantage de réalisme et d’esprit de responsabilité, c’est avoir conscience qu’aujourd’hui, rien n’est encore gagné, et que la préservation de la canne dépend de la mobilisation de tous : interprofession, responsables politiques, médias. C’est une lutte difficile qui se prépare, mais c’est l’équilibre et la cohésion de notre société qui est en jeu.
Manuel Marchal
Nos peines
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