Tous les ans au début de la campagne sucrière, on remet sur le tapis le problème du manque de coupeurs de canne en le reliant au refus des érémistes d’aller faire la coupe, préférant “toucher leur allocation sans rien faire”. L’objectif de ces considérations est de culpabiliser les érémistes.
Dans cette “logique”, un préfet avait même décidé, il y a quelques années, d’obliger ces derniers à aller couper la canne, sinon on leur supprimait le RMI. Il avait fallu la mobilisation du PCR, des planteurs, des syndicats et de “Témoignages” pour faire échec à cette décision injuste du représentant de l’État.
Comment peut-on rendre les érémistes coupables de quoi que ce soit dans cette situation problématique ?
En effet, ils sont d’abord des victimes d’un système économique, social et politique inéquitable, qui ne respecte pas leur droit fondamental à un emploi stable et bien payé.
De plus, s’il leur arrive de trouver une activité précaire rémunérée, ils se retrouvent privés de leur allocation de survie et donc pénalisés financièrement.
Certes, des élus ont trouvé un début de solution pour sortir de ces polémiques en créant un contrat d’insertion avec l’allocation de retour à l’activité (ARA). Mais les pouvoirs publics n’ont pas fait le nécessaire pour que cela fonctionne et soit amélioré.
Or, avec tout l’argent que l’on pille dans la course aux profits et que l’on gaspille dans la sur-consommation ici comme en France, il est impensable que l’on ne puisse pas intégrer le “2ème monde” et respecter sa dignité. Alors sortons des invectives et de l’égoïsme de classe ; faisons preuve de responsabilité pour créer une société harmonieuse.
L. B.
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Mézami shak ané, kan i ariv pou koup kann — é kan néna késhoz pou koupé — néna demoune apré s’plègn pars issi La Rényon néna pi d’koupèr d’kann é (…)
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Messages
3 août 2007, 05:57, par G.gauvin
LB, mi rokoné out gran kèr dann sak ou la ékri. Koman ou, mon kèr i sègn kan mi antan i malparl bann érémist. lé si tèlman fasil épi si tèlman méshan, si tèlman anprofitèr atak banna, dann radio pèrkal, dann zournal mantèr !Nout sosiété , i mank lamour, sa lé sir. Kontinié aou:mèm dann dézèr, lavé in voi té i kri ; épi lavé in boug, in pti kolon, téi batiz
,
5 août 2007, 12:34, par techer aimé
A la lecture de cette article ,j’ai immédiatement pensé à la situation des ramasseurs de pommes dans le sud - la Dordogne- la Corrèze...qui depuis des années rencontrent des difficultés pour trouver des ramasseurs de pommes. Alors d’une voix les bien penseurs, les gros paysans, les autorités accusent les chômeurs et autres érémistes de vouloir profiter des aides. J’ai eu l’occassion dans le cadre de mes activités professionnelles d’étudier cette situation. Avant : les ramasseurs de pommes étaient hébergés et nourris en plus de leur rémunération. La possibilité leur était offerte de prendre des douches ? Aujourd’hui ; iol n’y a plus d’hébergement. Fini la nourriture les douches. Le ramasseur de pomme doit soit rentrer chez lui tous les soirs-30à 50 km. Préparer sagamelle pour pouvoir manger le midi et attendre le soir pour prendre sadouche. La salaire : le même . Alors les ramasseurs de pommes se révoltent eux aussi et n’acceptent pas d’être considérés comme ...La dignité humaine. Le respect de l’autre ..n’ont plus de sens quand seul compte les comptes en banques. Je trouve pour ma part tout à fait juste que nos compatriotes érémistes refusent de couper la canne dans les conditions qui leur sont faites. Résister. Oui il nous faut résister.Et se battre pour notre dignité.C’est vrai pour les travailleurs réunionnais mais aussi pour les travailleurs de la métropole.