Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
12 janvier 2007

La commune du Tampon a décidé d’adopter un plan de titularisation des employés communaux avec indexaton salariale. Une décision qui complique davantage le problème du statut des employés communaux à La Réunion et pose de nombreux problèmes. Et d’abord un problème d’équité à l’intérieur même de la commune. Peut-on raisonnablement faire coexister des employés de même niveau dont l’un aurait un salaire indéxé (pouvant aller jusqu’à 50% de plus) et l’autre non ? Quelle garantie que ce dernier, en cas de changement d’équipe municipale, aura à son tour un salaire indexé dans 10 ans ?
Mais là ou ce problème d’équité devient insupportable, c’est par rapport aux employés des autres communes de l’île. Si le Tampon s’est engagé dans la titularisation de son personnel avec indexation, c’est parce que « les finances de la commune le permettent », dit son maire, Didier Robert. Soit. Mais c’est loin d’être le cas de la majorité des communes dont la situation financière est plus que tendue. Devra-t-on alors se diriger vers des échéanciers s’étalant sur 1 siècle ou plus, selon les communes ? Comment se retrouver entre les titulaires indexés, les permanents non titulaires, le personnel en CDI (loi Dutreil), les journaliers non titulaires et autres CEC, CAC ou “emplois jeunes”... dont les conditions de rémunération et de travail varieront d’une commune à l’autre ?
Doublement inéquitable, la décision du maire du Tampon est donc moralement et politiquement inacceptable. Le problème de l’indexation créée par l’État ne peut pas être réglé sans le concours de l’État et de manière globale avec l’ensemble des parties concernées. Tout autre attitude relève d’une une vision communale - pour ne pas dire électoraliste - qui, en aucun cas, ne règle le problème des employés communaux à La Réunion.
J.M.
Nos peines
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Messages
12 janvier 2007, 09:14, par nicolas de l’ouest
Si dans une entreprise lambda réunionnaise, l’employeur décide au vu de sa bonne gestion (genre il ne se prend pas un % du chiffre d’affaires facturé mensuellement pour atteindre des niveaux de rémunérations flirtant avec les 15 000 euros brut mensuels..), d’appliquer un "coefficient de vie chère" au salaire de base rémunérant chacun de ses salariés pour prendre en compte le niveau du coût de la vie dans notre si beau (mais sale) département, dira-t-on de lui qu’il "joue perso" au profit de ses salariés ??
Les problèmes ne se résolvant jamais de manière globale, il convient donc de saluer le courage politique et financier des habitants du Tampon.
Charge aux populations concernées dans les autres communes de "réclamer" auprès des personnes "compétentes" en place, ou d’obtenir la promesse de ceux et/ou celles appelés à devenir des "personnes compétentes" par la magie du scrutin, le même type de traitement..
Si tel est le cas, devra-t-on dire que les collectivités communales oeuvrent en priorité pour le bien être de leurs employés au détriment de l’ensemble des personnes physiques et morales demeurant sur leur territoire communal, quand on connaît le "rôle social" que ces collectivités jouent déjà par ailleurs...?
Il y aurait donc aussi à poser le problème de ceux qui ne peuvent pas obtenir de "petits contrats" dans l’espoir d’une titularisation de facto pour "acte de présence" au sein d’un service communal ..
Ce résident réunionnais tamponnais, titulaire et sur rémunéré, ne deviendrait-il donc pas égoïste, à avoir réclamé et obtenu un statut et un confort financier alors qu’il n’est pas passé par la case "concours", application du principe de "l’égalité républicaine" ?
Le scandale, s’il devait y en avoir un, est à ce niveau, également au niveau de la différence de rémunération privé / public sur notre territoire.