Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
10 juin 2009, par

Dans le cadre de la bataille pour le développement durable de La Réunion et pour résoudre nos problèmes en mettant les Réunionnais au centre des préoccupations, un point important ne doit pas être oublié : c’est celui de la sécurité civile. Car le type de "développement moderne" que l’on nous a imposé est porteur de contradictions et de risques dont la gravité est souvent sous-estimée.
Régulièrement, des Réunionnais sont victimes de maladies, d’accidents, d’incendies et d’autres incidents, qui sont la conséquence des multiples pollutions de produits importés : engrais chimiques, aliments nocifs, véhicules inadaptés, carburants fossiles, matériaux de construction nuisibles etc. L’accumulation des déchets et les effets négatifs de toutes ces marchandises toxiques sur notre environnement (terre, mer, eau, air, plantes…) portent gravement atteinte à notre santé.
Est-on suffisamment conscient — dans l’opinion, chez les décideurs et les autres acteurs de la société — de l’ampleur de ces dangers ? Que fait-on dans les services publics et dans les médias pour les prévenir et les diminuer en s’attaquant à leurs diverses causes ?
Les moyens de la protection civile pour faire face aux menaces de catastrophes éventuelles sont-ils suffisants ? La réponse se trouve dans la durée mise pour éteindre l’incendie de dimanche dernier dans les locaux de Cycléa, le centre de traitement des déchets de l’Ouest, et dans l’absence de dispositif protégeant la population d’un risque de toxicité des fumées.
La mise en place d’une politique globale de protection des Réunionnais dans ce domaine est indispensable, ainsi qu’une politique d’anticipation, car des vies humaines sont en cause. Aujourd’hui, il y a eu le signal d’alarme de Cycléa ; demain, on peut avoir une catastrophe majeure après un incendie ou une explosion dans les stocks d’hydrocarbures de la SRPP ; un danger sur lequel la Mairie du Port a déjà plus d’une fois attiré l’attention des autorités responsables.
Sur un espace aussi réduit que notre île, avec une densité de population en forte croissance, nous devons redoubler d’efforts pour faire respecter le principe de précaution, sensibiliser tous les citoyens à ce problème, organiser des exercices de secours, accentuer la réflexion sur les conditions d’un développement durable. Il y a vraiment une urgence : assurer la sécurité des personnes et des biens.
L. B.
Nos peines
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