Edito

Utilisation de l’eau : peut mieux faire

J.B. / 26 octobre 2017

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L’été vient à peine de commencer à La Réunion. Déjà arrivent les premières recommandations sur l’usage de l’eau. Cette ressource est très précieuse, et le manque de pluies amène à la prudence. La commune de Saint-Paul est notamment concernée. Ce n’est pas rien, Saint-Paul est une ville de plus de 100.000 habitants. Cela signifie qu’au moins un Réunionnais sur 8 sont déjà concernés.

Sans doute les messages appelant à la modération dans l’usage de l’eau vont se multiplier. Peut-être faudra-t-il aller jusqu’à des mesures de restriction. Ce ne serait pas étonnant. La Réunion a connu en effet un hiver chaud, et les pluies importantes d’un cyclone ne sont pas venues recharger les nappes phréatiques comme il se doit.

La ressource en eau de La Réunion n’augmente pas. L’évolution du climat au cours de ces dernières années tend même à favoriser sa diminution. La sécheresse s’installe. Pendant ce temps, la population continue d’augmenter, et il faut aussi produire la nourriture nécessaire, ce qui se traduit par des besoins en eau.

Une fois de plus se pose un problème non résolu : comment arriver à un usage durable ? En effet, La Réunion détient des records de pluviométrie. Le PCR a proposé à maintes reprises la construction d’un réseau de retenues collinaires à mi-hauteur. Ces réservoirs pourront stocker l’eau des périodes d’abondance afin qu’elle soit utilisée pour les besoins de l’agriculture. Ce supplément dégagera donc des ressources supplémentaires pour les besoins humains.

À cela s’ajoute une nécessaire réflexion sur l’usage de l’eau. Elle est en effet considérée comme un produit jetable alors qu’il a fallu d’importants investissements pour la rendre potable. Avec les sommes considérables dépensées pour traiter les eaux usées avant de les verser dans la mer, il est urgent que ces eaux certifiées de qualité « eau de baignade » puissent être utilisées pour des usages tels que l’arrosage ou l’industrie. Faute de quoi, La Réunion sera face à une pénurie d’un élément vital.

J.B.