Vérité et bonheur

14 juin 2006

Quelques mots pour démontrer que n’importe qui peut “aimer la sagesse”, c’est à dire philosopher. Et même aller plus loin dans la réflexion qu’un ancien ministre de l’Éducation nationale et professeur de philosophie.
Lundi soir dans le journal de France 2, on a demandé à Luc Ferry comment il aurait répondu à cette question d’un des sujets de l’épreuve de philo au Bac en France : "Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?"
Voici la réponse en trois parties de cet enseignant :
"1) La vérité est préférable au bonheur.
2) La vérité est à sacrifier au profit de la paix et donc du bonheur.
3) La recherche de la vérité doit l’emporter sur la recherche du bonheur".

Ah bon ? Luc Ferry n’a pas eu - ou pris - le temps d’argumenter pour expliquer ces affirmations, dont on ne perçoit pas facilement la cohérence.
Mais des questions viennent d’emblée à l’esprit : pourquoi opposer la recherche de la vérité et celle du bonheur ? Ne peuvent-elles pas être complémentaires ?

Pour Lénine, "la vérité est toujours révolutionnaire". Voilà pourquoi nous avons toujours besoin de la connaître et donc de douter de tout pour la rechercher sans cesse.
Mais pourquoi l’ex-ministre UMP a-t-il oublié de rappeler que la vérité est inséparable de la justice ? Et comment oublier cette parole du Pape Paul VI : "Le nouveau nom de la paix est la justice"... ? Tout un programme.
Finalement, la recherche de la vérité et celle du bonheur n’iraient-elles pas ensemble ? N’avons-nous pas besoin des deux pour donner du sens à notre “vivre ensemble” ? Dopi kan i soign kanar dann larozoir...?

L. B.


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus