Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
24 novembre 2015

Au lendemain de la présentation de la liste Pour une Réunion nouvelle le 8 novembre dernier, une femme a subi la répression parce que Laïnata Ali est candidate sur la liste conduite par Patrick Lebreton. Laïnati Ali est une adjointe au maire de Saint-Denis. Elle a choisi de s’impliquer dans la bataille aux côtés de Pour une Réunion nouvelle.
Elle est en quatrième position sur la liste d’Union PCR-Progrès-PRG-MRC-Société civile, elle sera donc la première conseillère régionale d’origine mahoraise à La Réunion.
Cette décision a suscité un grand enthousiasme dans toute La Réunion. La présentation de la liste et le premier meeting de Pour une Réunion nouvelle ont ainsi vu une forte présence de Réunionnais d’origine mahoraise. Tous les orateurs reçoivent un collier de fleurs, les candidats ont une fleur épinglée sur leur chemise, tandis que certains intervenants sont même honorés par un lamba.
La participation de Laïnati Ali rappelle que l’Union n’est pas seulement un rassemblement de partis, c’est aussi un symbole de toute la diversité de La Réunion du 21e siècle. Mais en ce 21e siècle, la défense de la liberté d’opinion reste un combat quotidien. C’est ce que vient de montrer la répression subie par une amie de Laïnati Ali à la Mairie de Saint-Denis. Cette jeune femme travaille en effet dans un service de la collectivité dirigée par Gilbert Annette, premier candidat masculin de la liste Bello-Annette aux régionales. Au lendemain de l’engagement public de Laïnati Ali sur la liste de l’Union des forces de progrès, son amie a constaté que les serrures de son bureau ont été changées. Elle s’est également rendu compte que le code d’accès à son ordinateur était modifié. Elle n’avait donc plus accès à son outil de travail. Ce qu’elle subit à un nom : harcèlement moral.
Elle s’est retrouvée en état de choc et a dû consulter un médecin. Ce dernier a été contraint de lui prescrire un arrêt de travail. Dimanche, elle est courageusement montée à la tribune aux côtés de Laïnati Ali, pour montrer que face à la violence, elle ne baisse pas les bras.
Les faits se sont produits depuis deux semaines. Force est de constater que face à cette violence à une femme, Huguette Bello, la présidente de l’UFR brille par sa discrétion. Pas une conférence de presse pour condamner publiquement un acte ignoble de harcèlement contre une femme vulnérable, pour tenter de toucher une autre femme qui n’a fait qu’exprimer son opinion.
À deux jours de la commémoration de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ce silence de Huguette Bello montre-t-elle sa vraie nature ? Gageons qu’elle puisse corriger le tir et mobiliser l’UFR pour ramener le maire de Saint-Denis à la raison. Le sectarisme partisan doit passer après la défense des droits humains. Faute de quoi, ce qui reste de l’UFR sera totalement décrédibilisé.
Nos peines
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