Edito

Vivre et travailler au péï

David Gauvin / 2 juin 2020

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Le mois d’août va voir arriver une rentrée universitaire bouleversé par la crise sanitaire. On annonce 5000 étudiants supplémentaires à l’université de la Réunion. La fuite des cerveaux a été stoppé par le coronavirus. Mais faut-il encore que l’université soit utile au Peï.

Le mot universités attesté entre 1214 et 1218 en latin médiéval, dans la pratique de juristes, désigne une communauté, une assemblée ou une corporation, ici, de maîtres et/ou d’élèves universités magistrorum et scolarium. Plus qu’un lieu de transmission, l’université est un lieu de création du savoir.
Le 17 mars, le monde a changé brutalement de paradigme, et dans ce monde nouveau nous avons besoin de la création d’un savoir nouveau adapté à notre temps et qui répondent aux urgences de notre monde, qu’elle soit sociale économique ou écologique.
Depuis Schumpeter, nous savons que la croissance est un processus permanent de création, de destruction et de restructuration des activités économiques. La « destruction créatrice » est donc la caractéristique du système capitaliste qui résulte du caractère discontinu des innovations. Il nous faut donc des innovations pour nourrir notre croissance.

Dans ce contexte, le rôle de l’université est essentiel. Encore faut-il, qu’elle ne soit pas déconnectée de la réalité réunionnaise et qu’elle prenne le rôle moteur de réfléchir à la Réunion de demain.
Et dans cette Réunion de demain, nous ne pouvons que souhaiter à ces jeunes de réaliser l’espoir porté par des générations de réunionnais de « vivre et travailler au Pei ». Et pour eux, il est important de rappeler Baudelaire :
« La seule manière de gagner de l’argent est de travailler de manière désintéressé »

Nou artrouv’
David Gauvin