Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
28 mai 2009

Nous sommes des Réunionnais, nous formons un peuple de bientôt un million d’habitants, qui se doivent de vivre ensemble sur cette petite île montagneuse de 2.500 km carrés. Les problèmes de La Réunion sont donc NOS problèmes et, à moins de nous comporter en citoyens inconscients, aliénés ou irresponsables, nous sommes les mieux placés pour résoudre ces difficultés, à condition de nous engager personnellement et collectivement dans ce combat très difficile.
En effet, nous héritons des effets dévastateurs de plus de trois siècles d’esclavage, d’engagisme et de colonisation, dont les suites sont toujours présentes (voir les attaques médiocres contre la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise). Et personne d’autre que nous-mêmes ne sera capable de réparer ces dégâts et d’en finir avec les survivances de ce système, en changeant tout ce qu’il y a à changer.
Nous devons donc prendre conscience que c’est à nous de relever ces défis et que désormais rien ne fera plus sans nous (et encore moins contre nous) si nous ne prenons pas en mains la gestion de nos affaires. Ce n’est pas un "Zorro" qui va répondre à nos besoins, pendant que nous croisons nos bras.
Combien de ces "gouyav de Frans" nous ont déjà promis monts et merveilles, mais ont appliqué une politique de l’emploi, du logement, des revenus, des prix, de la fiscalité et des prêts totalement injuste ? Ce n’est qu’en résistant — chacun d’entre nous et ensemble — à cette politique destructrice et anti-réunionnaise, mais aussi dans le même temps en transformant les rapports socio-économiques, culturels et politiques que nous pourrons changer nos conditions de vie.
Cette lutte est quotidienne et prend diverses formes ; le 7 juin prochain, elle se fera dans le cadre d’une élection pour désigner les trois représentants des Outre-mer de la France au Parlement européen. Si ce jour-là nous restons chez nous, eh bien, nous n’aurons rien fait pour changer notre existence.
Par contre, si nous voulons que l’Union européenne applique le programme mis au point par toutes les forces progressistes réunies sur la liste de l’Alliance des Outre-mer et si nous voulons nous-mêmes être les acteurs du changement de notre situation, n’hésitons pas à bouger. Et votons pour nous, en prenant le bulletin "Élie Hoarau".
L. B.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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