L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Atteintes aux institutions démocratiques :
3 juin 2023, par

Après la démission d’un élu de l’Hexagone, le maire de Saint-Brevin, pour cause d’agression physique contre lui-même et sa famille, par une faction d’extrême-droite en désaccord avec un projet de ville, les médias se sont emparés du thème de la « violence » contre des « élus-défouloirs ». Et bien sûr, les médias réunionnais ne pouvaient rester à l’écart de ce grand moment d’indignation démocratique.
Or, si cette question est des plus sérieuse en France – elle interroge notamment sur les racines de cette violence – elle tourne ici à la franche pantalonnade dans le traitement médiatique qui en est fait.
Pour commencer, nos médias auraient pu, en effet, se souvenir qu’il y a seulement quelque décennies – jusque dans les années 80-début 90 – c’étaient les maires, du moins certains d’entre eux, qui ici, à la tête de leurs nervis, et avec la bénédiction de la Préfecture, faisaient le coup de poing, ou le coup de feu, contre les citoyens ! C’est ainsi que sont morts François Coupou, Eliard Laude, Edouard Savigny ou encore Rico Carpaye, tandis que d’autres citoyens tout aussi paisibles, restaient handicapés à vie ou grièvement blessés, comme Daniel Djunia ou Bernard Grace…et combien d’autres ?
Ceci étant dit non pas dans l’idée de relativiser – et encore moins excuser – les débordements de violence, mais pour rappeler que la vie politique de l’île a ses normes propres et son histoire, dont pourraient se rappeler nos médias, au lieu de donner dans la plate imitation suiviste de ce qui se passe dans l’Hexagone.
Dans le cas d’espèce, le traitement médiatique du sujet affiche un terrible décervelage…
Un journal en ligne a même ouvert le sujet avec une interview de l’actuel maire du Port, Olivier Hoarau himself !
Or s’il est un maire de l’île, actuellement, qu’il est particulièrement inapproprié de solliciter sur ce thème, c’est bien le maire le Port. Pourquoi ? D’abord parce qu’il est le seul maire réunionnais à s’entourer – encore aujourd’hui – d’une bande de « gros bras », et parce que le seul cas rapporté de violence à son endroit est venu justement de ses propres nervis, qui se sont un moment retournés contre leur « chef » !
Et bien sûr, il n’a jamais osé porter plainte contre eux ! Trop peur des représailles… ! Pas d’avantage lorsqu’une escouade de ces mêmes gros-bras-tèt-vid a mis à sac la Halle des Manifestations.
Silence radio côté mairie…
Il s’agit d’un cas tout à fait particulier de “violence contre un élu”…qui n’a rien à voir avec les malheurs du maire de Saint-Brevin !
Pour la plus grande honte des Portois – qui ont été parmi les premiers citoyens de l’île, au siècle dernier, à bannir la violence politique – le maire actuel donne l’image d’une régression vers des temps que tous pouvaient légitimement croire révolus.
Son prédécesseur, Jean-Yves Langenier, allait toujours seul au devant de la population. Paul Vergès aussi.
Olivier Hoarau, lui, ne sort dans les rues de la ville – quand cela lui arrive – qu’entouré d’une garde rapprochée dont on se demande à quoi elle peut bien lui servir… si ce n’est à lui forger l’image d’un élu « chef de bande »… et mort de trouille !
Kalouma
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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