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La mobilisation ne faiblit pas
20 avril 2023, par

Le président français Emmanuel Macron a été hué à Savines-Le-Lac, dans le sud-est de la France, le 30 mars 2023, où des manifestants ont scandé « Macron démission ». Il leur a répondu "les casseroles ne feront pas avancer la France. (...) Vous me reverrez toujours avec les gens".
"Vous allez bientôt tomber", lui a lancé un homme tandis qu’une jeune femme demandait "un signe d’apaisement" qui ne vient pas.
"On a fait des concessions (...). Nous allons continuer à améliorer les choses sur les conditions de travail", a alors rétorqué le chef de l’Etat. "Je ne demande pas aux gens de prendre les décisions difficiles à ma place".
Tout au long de son déplacement en Alsace, le premier depuis des semaines et après la promulgation le 14 avril de la réforme prévoyant le report de 62 à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite, il a été accueilli par des groupes d’opposants en colère.
Avant son arrivée dans la commune de Muttersholtz où il a visité une entreprise spécialisée dans la construction en bois, une centaine de manifestants a tambouriné et scandé des messages hostiles. Ils ont été repoussés par les forces de l’ordre puis maintenus à distance.
"Les casseroles ne feront pas avancer la France", a réagi Emmanuel Macron, ajoutant que "vous me reverrez toujours avec les gens", a ajouté le président, "je n’ai pas le droit de m’arrêter", a-t-il poursuivi.
Le syndicat CGT a revendiqué une coupure de courant dans l’usine qu’il visitait, mais qui n’a toutefois pas plongé les lieux dans l’obscurité. Cet acte intervient après l’appel de l’intersyndicale à protester bruyamment contre la venue du chef de l’Etat.
Certains manifestants portaient des pancartes indiquant "Jupi dégage", allusion au surnom de "Jupiter" donné au président pour sa pratique verticale du pouvoir ou encore "tes 100 jours c’est sans nous", en référence aux 100 jours que s’est donné le chef de l’Etat, lors d’une allocution télévisée pour apaiser le pays et lancer de nouveaux chantiers de réforme.
Dans la soirée du 18 avril, un déplacement privé du chef de l’Etat à Saint-Denis, près de Paris, avait attiré 300 manifestants. En dépit de ce mécontentement croissant contre Emmanuel Macron, plusieurs membres de l’exécutif ou de l’entourage présidentiel l’incitent à renouer avec les Français sur le terrain.
"C’est important" qu’il fasse des déplacements dans les territoires, a dit l’un le ministre des Transports Clément Beaune, se réjouissant qu’il "puisse être sur le terrain" pour "entendre un certain nombre de ces revendications aussi". D’autant que depuis la présentation de sa réforme des retraites en janvier, le président était resté en retrait à l’Elysée, effectuant peu de déplacements dans le pays.
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