Le patron du PCF a dit avoir « une autre conception du rassemblement ».

Fabien Roussel appelle « à l’union dans l’action »

3 octobre 2023, par temoignagesceline

Manuel Bompard a envoyé le 29 septembre aux chefs de la Nupes un courrier, dans lequel il affirme regretter « la décision de Fabien Roussel de quitter la Nupes ». Un départ démenti par le patron du PCF.

« J’ai une autre conception du rassemblement que la leur », s’est fendu Fabien Roussel au micro de BFMTV le 2 octobre matin. Questionné pour savoir si, oui ou non, le PCF a été exclu de la Nupes, le patron des communistes a nié s’être retiré de l’alliance de gauche.

"C’est eux qui veulent me mettre dehors, qui veulent d’ailleurs finir seuls peut être", a déclaré ce dernier. Dans un courrier adressé à l’ensemble des partis de la Nupes, le 29 septembre, à l’exception du PCF, Manuel Bompard a acté le départ de Fabien Roussel de la coalition.

« Nous regrettons la décision de Fabien Roussel de quitter la Nupes en annonçant des listes séparées à toutes les élections jusqu’en 2027 et sa candidature solitaire en 2027 », a écrit ce dernier dans une lettre signée par le coordinateur de La France insoumise (LFI). Jean-Luc Mélenchon avait surenchéri sur LCI, estimant que le leader du PCF avait « décidé qu’il sortait » de la Nupes.

"Je dis stop, il faut arrêter", a estimé le député du Nord sur RMC-BFMTV, alors que Manuel Bompard, son allié au sein de l’alliance de gauche nouée pour les dernières législatives, a assuré le 1er octobre prendre "acte du fait qu’il considère qu’il n’a plus rien à voir avec la Nupes (...) qu’il a décidé de quitter la Nupes".

"Après les insultes, l’exclusion, ça montre bien un peu les méthodes pratiquées par le chef de la France insoumise", a déclaré Fabien Roussel, rappelant que "les urgences ne sont pas là, les urgences sont la vie chère, le pouvoir d’achat".

"J’aimerais bien que l’on puisse en somme travailler à agir avec les Français, moi, j’appelle à l’union dans l’action", a-t-il développé, demandant "du respect" et que "cessent ces invectives, ces insultes, ces menaces d’exclusion" entre partenaires.

Pour Fabien Roussel, « les urgences ne sont pas là », pointant du doigt les « petites phrases » et les « insultes » des Insoumis. « Hier, j’ai fait trois banquets des anciens dans ma circonscription (...), j’ai vu à peu près mille personnes, il y en a pas un qui m’a posé la question. Nupes or not Nupes, that is not the question », a balayé d’un revers de la main le secrétaire national du PCF.

Pour le candidat à la présidentielle de 2027, les priorités de la rentrée devraient plutôt être l’inflation et la crise du logement.

Il a appelé « à l’union dans l’action » avant de rappeler le programme commun qui avait uni la gauche dans les années 70. Sans toutefois empêcher les candidatures distinctes du communiste Georges Marchais et du socialiste François Mitterrand en 1981.

Il a aussi rappelé que dans de nombreux conseils municipaux, les majorités de gauche "travaillent ensemble". Fabien Roussel a observé que Manuel Bompard ne pouvait pas, "du jour au lendemain, décider que les communistes sont exclus de ces majorités, c’est impensable".

Ce dernier a regretté que LFI "n’accepte pas que l’on puisse défendre des propositions différentes", comme sur le nucléaire dont les communistes "ne veulent pas sortir, contrairement à eux".

Il a aussi défendu plus largement une Nupes composée de "forces politiques qui arrivent à travailler ensemble", "qui montrent que nous sommes prêts à gouverner ensemble au service des Français", à travers des positions communes comme le Smic à 2 000 euros brut, le rétablissement de l’ISF, ou le combat pour les urgences sociales et climatiques.


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