Election Présidentielle 2027

Fabien Roussel estime que « la gauche ne gagnera pas avec Jean-Luc Mélenchon »

2 octobre 2023, par temoignagesceline

Invité le 30 septembre sur France 2, le secrétaire général du PCF, Fabien Roussel, s’est opposé à une candidature commune de la gauche à la présidentielle portée par le leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon.

Fabien Roussel ne prend décidément plus de gants avec son allié insoumis, et fondateur de la Nupes. Invité le 30 septembre sur France 2, le patron des communistes a jugé que la gauche ne gagnerait pas en 2027 avec une quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon.

De son côté, le chef de file de LFI avait indiqué sur le plateau du 20 heures de TF1 le 25 septembre, que seules « les circonstances font la bonne candidature ». Une phrase qui ne devrait pas convaincre Fabien Roussel, qui assure qu’il faut une « place pour une gauche républicaine, laïque et universaliste » à rebours de « celle que La France insoumise défend ».

Depuis plusieurs semaines, les passes d’armes se multiplient entre les troupes insoumises et le secrétaire national du PCF. Invité à réagir en une phrase à une photo de Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel s’est ainsi fendu sur le plateau d’un simple : « Pourquoi tant de haine ? ».

« Depuis le premier tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ne m’a jamais adressé un mot. Je l’ai appelé, je lui ai envoyé des SMS, j’ai vu qu’il ne répondrait pas... Je n’insiste pas ! », a-t-il poursuivi.

Or pour Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumis, "je ne suis pas certain que celui qui a fait 2,4% à la dernière présidentielle soit mieux placé pour savoir qui allait gagner que celui qui a fait 22% et qui a échoué à 1% pour se qualifier au second tour".

Ce dernier a estimé que Europe1 que "beaucoup de gens en veulent (à Fabien Roussel, ndlr) parce que sa candidature a sans doute empêché" le passage de Jean-Luc Mélenchon au second tour des élections présidentielles de 2022.

Cependant, le député communiste du Nord estime qu’il est possible de gagner en élargissant la gauche. De plus, il n’oublie les propos polémiques à son encontre, et notamment ceux récemment de la députée LFI Sophia Chikirou. Cette proche de Jean-Luc Mélenchon l’avait comparé au collaborationniste Jacques Doriot, provoquant quelques timides remous au sein de la Nupes. « C’est sur les idées que je veux me battre, les insultes : je demande stop, il faut qu’on arrête ! », a rétorqué Fabien Roussel.

D’ailleurs, Manuel Bompard admet que Fabien Roussel "ne se retrouvait pas dans le programme de la Nupes, qu’il a dit qu’il n’était pas favorable à des candidatures uniques aux élections sénatoriales, aux élections européennes, à l’élection présidentielle". De ce fait, ce dernier a estimé sur Europe1 et Cnews "qu’il a décidé de quitter la Nupes, mais si j’ai mal compris, peut-être qu’il précisera ses propos".

Une accusation qui revient souvent et à laquelle le patron du PCF assure que "si on doit construire le rassemblement, il doit se faire dans le respect de nos différences", a rappelé Fabien Roussel dans un entretien au Journal.info le 1er octobre. "J’aspire, par exemple, à ce que l’on puisse accepter d’avoir des listes différentes aux élections européennes et que ce ne soit pas vécu comme une rupture de contrat. J’invite Jean-Luc Mélenchon à prendre un peu de hauteur. Je lui tends la main. On ne tire pas sur quelqu’un qui tend la main", a-t-il ajouté.

De son côté, Manuel Bompard a répété son souhait de voir la gauche présenter une liste commune aux élections européennes de juin 2024, menée par l’écologiste Marie Toussaint qui va mener la liste d’EELV.

Mais pas avec le PCF, car les communistes ont eux choisi Léon Deffontaines pour mener leur propre liste et l’eurodéputé Raphaël Glucksmann est prêt à mener la liste indépendante du Parti socialiste.


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